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Renseignement: vertebro@vivre-naturellement.fr

sciatique

MASSAGE VERTÉBRAL

 

par le Docteur Jean Dermeyer

Auteur de la Maison d'Editions

    La colonne vertébrale est une pile de vertèbre terminée par le sacrum constitué par cinq vertèbres soudées. Cet axe osseux et articulé du tronc ou rachis (du grec rakkis, épine dorsale), est divisé en 7 vertèbres cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires et 5 vertèbres sacrées soudées, soit 24 + 5 = 29. Ajoutons le coccyx, formé de 3 ou 4 (voire 6) vertèbres atrophiées et soudées. Donc trente-trois vertèbres ; rares étant les auteurs qui font état de trente-cinq.

     Tout est suspendu au rachis. La colonne cervicale supporte le poids de la tête par sa première vertèbre, Atlas, conjuguée à la deuxième, Axis, au niveau de l'arcade dentaire supérieure, dont l'apophyse odontoïde sert de pivot aux mouvements de rotation de la tête. L'importance des vertèbres du cou est telle, que le moindre désaxement peut compromettre la santé et notamment la circulation intra-cérébrale.

     Les dorsales forment la partie postérieure de la cage thoracique en servant d'appui aux côtes, qui abritent et soutiennent le cœur et les poumons.

     Les lombaires, vertèbres de grande taille aux apophyses transverses très développées et aux apophyses épineuses très épaisses, contribuent au soutien des viscères digestifs et supportent, appuyées sur le sacrum, le poids du tronc (charnière lombo-sacrée).

     Le sacrum, avec ses 25e, 26e, 27e, 28e, et 29e vertèbres, s'insère en clef de voûte entre les articulations sacro-iliaques du bassin auxquelles il transmet le poids du tronc.

     Le coccyx, os triangulaire aplati d'avant en arrière, rudiment de queue des mammifères, joue un rôle protecteur du rectum, et, grâce à la mobilité de son articulation avec le sacrum, intervient dans l'accouchement en exécutant un mouvement d'extension en direction de l'axe du sacrum, voire au-delà.

 

L'ÉQUILIBRE

    Entre les corps vertébraux se trouvent les disques intervertébraux ou ligaments interosseux en forme de lentilles biconvexes, unissant les vertèbres deux à deux. Chaque disque est constitué par le nucleus pulposus, noyau entouré d'une zone centrale gélatineuse qui durcit avec l'âge et dont la périphérie est un tissu fibreux.

     Il est donc évident qu'une pile de vertèbres qui supporte tant de charge doit être parfaitement équilibrée. Cette nécessité est une résultante de l'élasticité des disques et notamment du nucleus pulposus, des ligaments vertébraux, lesquels, comme pour toutes les articulations mobiles, maintiennent les os (ici, les vertèbres) dans leur plan, au contact, par l'intermédiaire des disques intervertébraux (ligaments vertébraux en avant et en arrière des vertèbres, ligaments intrépineux entre les apophyses).

     Enfin, le support et la tonicité de l'ensemble sont assurés par la puissance de la musculature : muscles longitudinaux des gouttières depuis la région cervicale jusqu'au sacrum (muscle ilio-costal ou sacro-lombaire), le long dorsal et le transversaire profond. Ce sont les muscles extenseurs de la colonne vertébrale, les muscles de la station debout, droite.

     Le grand dorsal joue également un rôle important dans cette dynamique, et, de proche en proche, la totalité de la musculature : car, ne l'oublions jamais, le corps est un tout.

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     La puissance des musles, l'élasticité des disques et des ligaments ne sont pas suffisants pour assurer l'équilibre du rachis dans les différents mouvements et positions du corps.

     Il faut tenir compte des courbures physiologiques : une lordose cervicale, ou courbure à convexité antérieure ; une syphose dorsale ou courbure à convexité postérieure ; une autre lordose lombaire ou ensellure (elle s'exagère au cours de la grossesse). Trois courbures dans le plan sagittal, c'est-à-dire de profile.

      Voilà donc notre colonne vertébrale dressée dans son intégrité, paraissant rectiligne dans le plan frontale, forte, supportant la tête et le tronc, les membres inférieurs par la clef de voûte sacrée, les membres supérieurs par les omoplates et les clavicules.


MOELLE ÉPINIÈRE

     Le rachis n'est pas simplement un axe de support, le pilier unique. Il forme aussi un long canal, dit canal rachidien, où se logent la moelle épinière et ses annexes. Et l'on sait que la moelle épinière fait partie du névraxe avec l'encéphale et le tronc cérébral.

     En réalité, la moelle épinière proprement dite au milieu des vertèbres lombaires L1 6 L2 (donc après un trajet de 45 cm environ), par une extrémité effilée et se prolonge jusqu'à la fin du sacrum par un long filament ou queue de cheval.

     Cylindrique, large d'un centimètre, la moelle épinière par deux sillons à chaque face latérale, donne naissance à des cordons nerveux disposés par paires : les racines rachidiennes, 31 paires de racines de chaque côté, les deux racines de chaque paire formant, par leur réunion, dans la moelle épinière, le tronc nerveux ou nerf rachidien.

     Les racines rachidiennes sortent des vertèbres par les trous de conjugaison. Ce sont des échancrures situées sur les bords des vertèbres à l'endroit aminci où le corps vertébral est réuni aux apophyses. C'est à l'évidence la réunion de deux vertèbres qui forme le trou de conjugaison.

     Centre nerveux capital, la moelle épinière assure la transmission des ordres provenant de l'encéphale aux racines rachidiennes chargées des voies motrices (donc de l'intérieur vers l'extérieur) et, en sens contraire, par les nerfs sensitifs, elle transmet à l'encéphale les perceptions et excitations.

     Ces observations succinctes soulignent la très grande importance du rachis. Que des ligaments interosseux ou disques intervertébraux soient lésés, que la musculature dorsale soit affaiblie, et il s'ensuit une altération de l'intégrité anatomique du rachis et des irritations rachidiennes correspondantes. Le cercle vicieux s'accentue par suite d'une difficulté de la circulation sanguine à ce niveau. Par exemple, l'artère vertébrale, branche de la sous-clavière emprunte la voie rachidienne et présente de nombreuses ramifications dans la partie cervicale, pour irriguer les muscles et, par les trous de conjugaison, la moelle épinière ; c'est dire qu'une irritation des nerfs au niveau des trous de conjugaison compromet la circulation optimale, d'où des troubles fonctionnels qui peuvent virer à la chronicité.

 

MOUVEMENT – MASSAGE

 

     Voilà donc, je le répète, la colonne vertébrale dressée avec toutes ses exigences d'intégrité. Il s'agit d'y répondre. Et dans ce domaine, autant qu'en un autre et à mes yeux davantage, prévenir vaut mieux que guérir.

     A cet égard, il faut jamais perdre de vue, qui que vous soyer et quel que soit votre âge, que le dos possède une importante musculature. Il en résulte que le bon état de celle-ci conditionne dans une importante mesure l'intégrité de la tige rachidienne.

  Comment avoir une bonne musculature ? En se nourrissant convenablement, avec tous les nutriments nécessaires, les biocatalyseurs, la quantité d'eau suffisante, en balançant les entrées et les dépenses. S'il y a excès, le sujet s'alourdit, et les kilos en trop, c'est le rachis qui les subit. Les bons muscles s'obtiennent aussi en respirant parfaitement et en faisant des exercices. Toute la musculature se développe et s'entretient par le mouvement. C'est une nécessité bien oubliée en ces temps. Il y a beaucoup de sportifs, mais des sportifs assis ou qui prennent très tôt leur retraite. A partir de 25-30 ans, plus aucun mouvement, l'inertie quotidienne assortie d'excès de nourriture.

     En plus du mouvement, l'ensemble musculaire dorsale et rachis se défend et s'etretient par le massage.

     Il existe des professionnels du massage, mais je me place ici dans l'hypothèse où il n'est pas possible de recourir à leurs services ; je vais donc proposer différentes manœuvres d'auto-massage. Rappelons tout d'abord quelques principes qu'il convient d'observer strictement.

     Le massage est un procédé hygiénique qui peut être aussi thérapeutique. Il consiste en un ensemble de gestes manuels, digitaux, exerçant des contraintes mécaniques sur les différents muscles.

     Un précepte à ne jamais perdre de vue : « Un massage qui fait mal est un massage mal fait ». Toute manœuvre intempestive provoquant des écrasements cellulaires, des meurtrissures, des tuméfactions, produit l'effet inverse de celui recherché.

     Les manœuvres, notamment au début, doivent être de faible intensité. La durée et la force seront augmentées au fur et à mesure de l'amélioration de la circulation sanguine, à l'intérieur des masses musculaires ; amélioration qui s'observe par une plus grande souplesse des tissus, une augmentation de l'amplitude articulaire. Résultat atteint une fois que toute trace d'inflammation musculaire ou des tissus d'enveloppe (aponévroses), a été éliminée, que les déchets des métabolismes encombrant les milieux intra-cellulaire et extra-cellulaire ont été repris dans la circulation de retour par voie des capillaires veineux pour être excrétés par le rein.

    L'auto-massage efficace devra en outre, être pratiqué régulièrement : deux fois par jour si le muscle est raidi, contracturé ; une fois par jour s'il travaille peu ou pas du tout ; une fois tous les deux jours dans le cas contraire ; chaque fois que telle région musculaire fournit un effort prolongé ou rapide, relativement violent (dans ce dernier cas, pratiquer aussi ce massage avant).

MASSAGE DE LA NUQUE


     Nous avons vu l'importance de la colonne cervicale ou vertèbres du cou. L'intégrité de cette partie du rachis assure toutes les voies de passage, nerveuses et vasculaires, entre la tête, avec les organes des sens (caisse du tympan et nerf de l'iris) et tout l'ensemble viscéral situé dans la partie supérieure du tronc (la partie supérieure du poumon, le foie, l'estomac, la rate le cœur, l'aorte, les artères mammaires, les carotides). N'oublions pas non plus l'intégrité de la thyroïde et des para-thyroïdes, à la partie antérieure et inférieure du cou.

     Il est donc primordial de débloquer le cou, de s'auto-masser la nuque afin d'améliorer ce qui conditionne dans une large mesure l'amélioration de la circulation dans le névraxe au-dessus du cou et au-dessous, c'est-à-dire, dans la moelle épinière.

     Cela explique pourquoi les premiers grands chiropracteurs et ostéopathes américains attachaient tant d'importance aux vertèbres cervicales, certains praticiens ne traitant même que celle-là.

  • Pression glissée

     Pour pratiquer l'auto-massage, s'asseoir et maintenir le buste droit, la tête légèrement tournée vers la gauche. Placer la main droite derrière la nuque, horizontalement à la base du crâne, les cinq doigts joints en extension, le bord externe de l'auriculaire contre la base du crâne.

     Renverser la main de telle sorte que les pulpes des doigts massent les muscles trapèze gauche en descendant jusqu'au haut du dos ; revenir à la position sous-occipitale initiale en rompant le contact nuque-doigts, donc massage de haut en bas, et ainsi de suite pendant dix à quinze fois.

Tournez ensuite légèrement le cou vers la droite et exécuter le même massage du trapèze droit.

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     Les premiers massages doivent être faits en pression glissée légère. C'est-à-dire sans appuyer exagérément. La pression étant commandée par le seuil de la douleur en deçà duquel il importe de toujours se maintenir, en vertu du principe énoncé ci-dessus.

     Au fur et à mesure que ce seuil recule, la pression glissée deviendra plus appuyée.

  • Pétrissage

     Passer au pétrissage du trapèze de la base du crâne à l'épaule.

     Même position que pour la pression glissée. Saisir avec les doigts de la main droite le muscle droit sous la basse du crâne et pétrir en surface la masse musculaire en descendant jusqu'à l'épaule : dix à quinze fois.

     Pétrissage identique de la partie gauche du trapèze avec la main gauche.

     Le seuil de la douleur étant dépassé, exécuter un pétrissage profond.

 

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     Les femmes affligées à la base de la nuque d'une protubérance dite « bosse de bison » en obtiendront la réduction par un pétrissage profond, voire un véritable malaxage.

 

PARTIES AVANT ET LATÉRALES DU COU


     En raison des nombreux vaisseaux sanguins et lymphatiques présents dans les parties superficielles avant et dans les moitiés latérales du cou, cette région n'admet qu'un seul auto-massage : la pression glissée légère.

     En position assise comme ci-dessus, rejeter la tête en arrière et poser la paume de la main droite sous le menton, le pouce et l'index bordant la limite de la face, le coude droit contre la partie droite de la poitrine.

      Descendre en pression glissée légère jusqu'aux clavicules.
     Quand la main droite arrive en fin de course, placer la gauche sous le menton et exécuter le même mouvement et ainsi de suite, en alternance, pendant vingt fois.

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     Si ces massages sont bien exécutés, vous devez ressentir un bien-être et une sensation de chaleur produite par l'ouverture des vaisseaux ou phénomène de vaso-dilatation, bientôt suivi d'une sensation de fraîcheur produite par la vaso-constriction.

     Cette amélioration de la circulation, ce brassage des humeurs ont pour effet la décontraction des muscles, et, par suite, l'amélioration de la colonne cervicale, le jeu de ces sept vertèbres et notamment, de la première, Atlas, de forme elliptique, qui constitue avec le crâne un bloc pivotant sur l'axe, Axis, vertèbre en forme de sphinx.

     Oui, c'est très important, prenez bien conscience de votre colonne vertébrale, de ses différentes parties ; c'est pourquoi j'y ai insisté au début de cette série d'articles. Pensez à votre rachis, à cet axe merveilleux, dressé, qui fait l'homme debout, résistant, solide, à condition de savoir défendre cette pièce étonnante, établie en ligne ascensionnelle, comme la revendication de l'esprit.

     A côté des massages, nous aurons à voir des mouvements du cou et nous passerons aux autres vertèbres, que vous pourrez vous-même solliciter, mobiliser et masser.

     Puis nous en arriverons à un objet que j'aurai à vous proposer et qui, après une longue expérience constituera, sans doute, le grand moyen d'améliorer la colonne vertébrale, de prévenir les subluxations des disques intervertébraux et d'assurer une intégrité durable par soi-même.

à un objet que j'aurai à vous proposer et qui, après une longue expérience constituera, sans doute, le grand moyen d'améliorer la colonne vertèbrale, de prévenir les subluxations des disques intervertébraux et d'assurer une intégrité durable par soi-même.

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