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LES  SÉNIORS

Au troisième âge, ne renoncez pas 

 

 

          Qui est jeune ? Qui est vieux ? Les gérontologues se penchent sur ces problèmes bien différents aujourd’hui de ce qu’ils étaient jadis et naguères, pour des raisons sociologiques, morales ou éthiques, biologiques et diététiques.

         Il existe des jeunes qui sont déjà très vieux parce que sans curiosité et sans espérance en dépit de la majorité légale. En revanche, on rencontre des personnes qui abordent le troisième âge dans un état étonnant de fraîcheur morale et d’activité physique et d’autres qui persistent dans un état semblable tout au long du quatrième âge.

        Statistiquement, et cela est du reste visible dans les villes et villages en Occident, l’âge de la vieillesse recule. Un grand nombre de femmes et hommes vivent plus longtemps et ceux qui ne sont point trop éloignés de l’hygiénisme, dans un meilleur état. Cela a des conséquences individuelles et sociales qui commencent à apparaître sous nos yeux et notamment des contradictions évidentes.

 

Rappel de l’hygiénisme intégral

 

         Le vieillissement qu’est-ce que c’est ? On l’a défini comme diminution progressive des aptitudes et des fonctions. Et cela est exact. Tout le monde le sait. La faculté de fabriquer du pigment noir pout l’appareil pilo-sébacé diminue et les cheveux blanchissent. Par suite des altérations du collagène, la peau perd son élasticité. Les artères et artérioles sont moins souples et la tension augmente. La capacité respiratoire, ce que l’on appelle la capacité vitale, diminue. On observe une baisse de l’acuité visuelle et auditive, de la force de flexion des doigts, des fonctions articulaires.

         Mais cet amoindrissement des appareils et systèmes peut être freinés par la pratique de l’hygiénisme intégral. Hygiénisme qui se résume dans la formule suivante : alimentation salubre, complète sans excès ni défaut ; exercices physiques et respiration contrôlée, régulièrement pratiqués tout au long de la vie ; initiation à l’art, à la connaissance dans des domaines débordant largement sa spécialité, sa profession, initiation à la connaissance de soie ; progression constante dans l’ouverture à l’amour des autres et de tous êtres, des animaux, des plantes, de la terre, par de bonne disposition du cœur, la compassion sans calcul.

           C’est là l’essentiel de l’hygiénisme intégrale et, en même temps, le secret de bien vieillir, de ne pas se délabrer. Actuellement les gériatres, c’est-à-dire les médecins spécialistes de la vieillesse tentent de mettre au point une thérapeutique appropriée dans le but d’assurer au plus grand nombre de personnes âgées l’aptitude à la vie indépendante, à l’équilibre des fonctions. Des protocoles sont élaborés à partir de batteries de tests. Je souhaite aux chercheurs une réussite complète mais, dans la meilleur hypothèse, seuls seront réglés les problèmes physiologiques. Certes, ce sera déjà beaucoup, mais les problèmes psychiques subsisteront. Or, ils conditionnent l’intégrité du troisième âge.

          Pour réussir cette phase de l’existence, il ne s’agit pas seulement d’assurer le jeu des organes, il faut maintenir ou réveiller ou susciter la curiosité et l’enthousiasme. Ces qualités doivent, à l’évidence, être fécondées par la bonne disposition du cœur, l’ouverture à l’amour. Ce sont des qualités de jeunesse. Et le jeune qui est dépourvu n’est pas seulement vieux, il est sénescent.

          Si l’on n’a pas ou si l’on n’a plus la curiosité saine de l’enthousiasme serein, la vie est traînée comme un boulet. En revanche, quant l’une ou l’autre vont de pair avec l’unité de sa personne morale, de sa conscience, de son âme par l’harmonie de ses idées, des ses choix et aussi avec patience – l’une et l’autre fruit de l’expérience – alors il n’est plus possible d’envier la jeunesse ? Celle-ci persiste, en dépit de l’involution de l’organisme. On est parfaitement bien avec son âge, dans sa peau.

 

L’activité indispensable

 

         Autrement dit, la réussite du vieillissement se mérite et se conquiert. Elle ne sera jamais donnée de l’extérieur, quelle que soit l’amélioration des thérapeutiques et des conditions sociales.

         Cela dit, les principes de la réussite : curiosité, enthousiasme, unité et patience doivent s’investir dans la pratique. Il faut faire quelque chose. Quoi ? Ce que l’on aime et qui vous maintienne en relation avec d’autres personnes et pas obligatoirement de vieilles personnes.

         En d’autres termes, il faut travailler mais librement. Prenons un exemple qui nous vient de Tchloou village du Caucase, rapporté par notre confrère Médecine d’Aujourd’hui : « Chez les Abkhaziens, le travail et l’attitude envers le travail constituent, sans aucun doute, un des facteurs primordiaux de la longévité. Ils commencent à travailler de bonne heure (comme il est de règle en milieu rural) et pratiquement le même genre d’activité toute la vie.

         « Un gérontologue a observé un groupe de personne ayant touts plus de cent ans : toutes continuaient à travailler trois ou quatre heures par jour bien que leur pension leur permît de vivre sans rien faire. Le travail est devenu, en quelque sorte une des fonctions essentiels qui contribuent au fonctionnement normal de tous les organes et systèmes. Désorganiser cette fonction signifierait briser le rythme auquel l’organisme est habitué depuis plusieurs dizaine d’années. Même si les vieux Abkhaziens cessent de travailler, ils ne rompent pas ce rythme car ils trouvent toujours quelques occupations. »

         Cette rupture du rythme qui guette tant de retraité, rend compte du nombre d’hommes malades, physiologiquement ruinés dans les deux ou trois années qui suivent leur départ en retraite. L’enseignement que l’on doit tirer du village de Tchloou est qu’il ne faut surtout pas dételer. Bien sûr tous ne peuvent aller aux champs, mais chacun peut se préparer longtemps à l’avance à une activité dans sa ville, son village. Une activité relationnelle dans  le prolongement de celle établie, selon son rythme habituel, pendant des décennies.

       Il n’est pas possible de passer en revue dans ce court article toutes les possibilités relationnelles, du troisième âge. Ce peut être l’horticulture, l’artisanat, le bricolage, la musique, le chant, la philatélie, la peinture, le tissage, la couture, l’art culinaire, les langues étrangères, l’animation, une science, la théologie, etc. mais toujours une pratique en relation avec les autres et jamais dans le repliement sur soi. Toujours selon un rythme régulier, en professionnel mais sans obligations strictes comme dans les années de pleine activité et en veillant à ne point aller au-delà de ses fonctions en involution.

       Alors si le retraité, la personne âgée a soin d’alterner avec mesure l’activité physique avec celle de l’esprit, elle accomplit une importante partie de l’hygiénisme intégral. C’est le vieillissement heureux dans l’équilibre, la bienveillance, l’ouverture aux jeunes.

          La tendance est les clubs du troisième âge C’est fort bien mais ça sent la ségrégation. Les clubs peuvent être une autre manière de parquer les vieux. De les occuper, de les amuser. En attendant !

         Le club n’est convenable, du moins dans l’optique de l’hygiénisme intégral, que s’il est pour faire et non point pour se distraire uniquement, car on a vite fait d’épuiser toutes les distractions possibles même si elles sont coûteuses (fêtes, voyages hors frontières par exemple).

         Le club ne sera une bonne indication que s’il est une entreprise où les capacités du troisième âge sont mises en commun et apportent quelque chose à la cité, réalisant par là l’indispensable activité utile et relationnelle, « laissant place, comme le dit François Petit-Lievois, aux initiatives individuelles et favorisant les échanges pour permettre à chacun de ses membres d’être lui-même en sa diversité et sa richesse d’homme ».

 

Possibilités infinies – Frugalité nécessaire

 

          On retiendra que l’occupation satisfaisante doit meubler les temps de loisir, parce qu’elle est la seule à apporter un élément dynamique dans une existence qui n’est plus soumise à l’obligation professionnelle. C’est pourquoi on a dit fort justement que le violon d’Ingres est à cette phase de la vie salvateur. Et ce problème se pose d’une façon d’autant plus aiguë que l’âge de la retraite est avancé. Les femmes qui n’ont eu peu d’activité hors du foyer sont mieux préparées à la situation du troisième âge que les autres femmes et la plupart des hommes.

         Au fond c’est toute l’éducation de la liberté qui est en question. Ne plus avoir d’obligations professionnelles c’est être libre. Mais il faut remplir cette liberté en ayant cependant un rôle utile jusqu’au bout. Or les possibilités sont infinies dans le domaine des arts, de l’artisanat, de l’entraide, de l’éclairement mutuel.

       Tout cela est à base de préparation, d’effort, de conquête de soi continuellement, jusqu’au bout. Sinon c’est l’ennui de vivre, le délabrement physique et psychique inévitable, en dépit des progrès de la gérontologie.

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       Je terminerai en revenant sur l’exemple de ces Caucasiens qui ne renonce jamais, qui ne détellent pas, mais ce sera pour montrer leur frugalité, un des secrets de leur bonne santé.

       Ils ne font pas d’excès dans leur jeune âge, mais devenus vieux, et ce peuple tient le record d’un nombre des centenaires heureux et en bonne forme, ils réduisent leur alimentation à 1700 – 1900 calories. La moyenne en Occident est de 2500 à 2800. Les glucides et les lipides sont diminués d’au moins de 30% par rapport à nos habitudes. Ils consomment une quantité optimale de légumes et fruits frais. Noix, amandes, abricots, fruits acides, oignons figurent fréquemment à leurs menus. Ils consomment peu de viande, jamais plus de deux fois par semaines et bouillie, mais ne prennent pas de bouillon de viande.

       Ils absorbent régulièrement des laitages fermentés, du lait aigre : babeurre, yaourt ; ils ne boivent ni café, ni thé et peu de vin rouge sec à faible teneur alcoolique.

       On retrouve ici encore une condition fondamentale de l’hygiénisme intégral. Faites qu’elle soit vôtre. Ne dételez pas et votre vieillesse sera heureuse.

                                                                                                                         

                                                                                         Paul QUINCHANT.

 

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