VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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SANTE et CITRON

 

L'alimentation, les traitements par le citron, l'hygiène et soins de beauté.

 L'UTILISATION ET CURE

 

     Maintenant que nous possédons une connaissance élémentaire, mais suffisante pour l'objet de cette étude, du citron, nous allons pouvoir aborder les principes d'utilisation et de cure.

Considérons tout d'abord qu'en plus de l'apport important en vitamines C, le jus de citron en fournissant du sucre, de l'acide citrique et des citrates aisément assimilables constitue un précieux << carburant >>. Il s'agit en effet d'un suc vivant et énergétique que nul ne saurait négliger.

      D'autre part, ce fruit exerce une très importante action inhibitoire contre le développement des bacilles indésirables à partir de la bouche et dans tout le tube digestif où, selon l'opinion d'autres auteurs, il assure l'équilibre de la flore microbienne.

     Ce pouvoir ne saurait surprendre, et rejoint d'ailleurs l'intuition des anciens, si l'on considère que les composants acides s'opposent à l'action microbienne et que, comme nous venons de le voir, la vitamine C renforce les défenses naturelles et tonifie les tissus.

En outre, le citron en tant qu'aliment agit comme détergent, renforçant ainsi les vertus bactéricides du suc.

ACTION DÉMINÉRALISANTE

 

     Il faut ici, à la lumière des recherches les plus récentes, voir si le citron a ou non une action déminéralisante.

     C'est, en effet, le reproche le plus fréquent qu'on lui fait.

     Des voix éminentes se sont élevées pour en proscrire pour cette raison la consommation.

Notamment le docteur Paul Carton qui écrivait dans: Le Décalogue de la Santé ceci: << Les fruits acides sont interdits parce qu'ils déminéralisent et parce qu'ils décalcifient les os et les dents. Chez les arthritiques et les dyspeptiques - si nombreux à présent - les acides sont incomplètement brûlés au cours de la digestion et passent dans le sang. Pour garder l'alcalinité du sang, l'organisme, par défense de naturelle, arrache aussitôt des bases minérales aux tissus du corps, aux os et aux dents, ce qui produit une dégradation minérale et une baisse de résistance à la fatigue et aux infection.>>

     Eh bien, nous allons voir, en toute objectivité, que cette condamnation des fruits acides et singulièrement du citron est absolument infondée.

     Il a été établi, en effet, que les citrates une fois brûlés dans les tissus laissent un résidu moyennement alcali, donc opposé à l'acidité et qu'ainsi leur action finale tend à maintenir à son niveau normal notre réserve alcaline. Cela a fait dire au Docteur Mc Lester que <<la propriété de conversion en base des agrumes est notable>>.

     Les diététiciens avertis affirment aujourd'hui que les sels acides des acides organiques perdent par oxydation, au cours du métabolisme, c'est-à-dire de l'échange intracellulaire - assimilation, désassimilation - perdent, dis-je, leur acidité primitive et donnent lieu à la formation de carbohydrates alcalins possédant les propriétés et les caractéristiques des bases.

     C'est pourquoi à l'encontre de l'opinion professée par le Docteur Carton et de ses émules et du préjugé populaire, on peut déjà avancer que le jus de citron joue dans l'organisme humain un rôle diamétralement opposé à celui des acides.

    Loin de décalcifier l'organisme, de nuire au squelette, l'acide citrique a un effet déterminant dans la rétention du calcium. Certes, les chercheurs ne sont pas encore arrivés à démontrer le mécanisme de cette rétention, mais ils ont prouvé la rétention et établi que l'équilibre acido-basique est nettement amélioré par la consommation du citron.

     La vérité est que le calcium a besoin d'acidité pour être assimilé.

     Du reste, plusieurs spécialités pharmaceutiques recourent au jus d'orange qui contient aussi de l'acide citrique en notable proportion. Ce jus est utilisé précisément comme excipient très actif pour l'administration de calcium et de vitamines C. L'assimilation par l'organisme en est rendue particulièrement aisée grâce au complexe vitamino-pectique qui se forme à partir de la pectine du fruit.

     Voici d'ailleurs une recette à base de citron préconisée contre la décalcification par Léonce Carlier dans son ouvrage <<Légumes et les fruits qui guérissent>>: <<Introduction dans la bouteille de un quart de litre à fermeture mécanique, une coquille d'œuf finement pilée, ajouter un jus de citron, boucher et mettre au frais pendant deux heures. Agiter la bouteille, filtrer, ajouter un demi-litre d'eau et sucrer. Prendre cette préparation en plusieurs fois dans la journée. Continuer ce traitement pendant trois semaines.>>

     En réalité, la cause de décalcification ce n'est pas au citron ni aux agrumes qu'il faut l'attribuer, mais dans un rapport insuffisant de calcium et de vitamine D.

     On perd trop souvent de vue - et la responsable est, dans la plupart des cas, la mère qui compose les repas - que les fruits et les légumes et tous végétaux sont pratiquement dépourvus de vitamine D, sauf le cacao. Or, cette vitamine dite antirachitique est indispensable à la formation et à l'entretien des os, des dents, donc du squelette. Sans elle, sans ce messager biochimique, il est quasiment impossible d'utiliser l'apport de calcium dans les aliments.

 

     Là où la vitamine D fait défaut, les enfants sont victimes de rachitisme, même s'ils sont gorgés d'agrumes et de calcium, mais pas parce qu'ils sont gorgés d'agrumes. L'huile de foie de morue, qui est la source la plus importante de vitamines A et D, combat efficacement le rachitisme.

     Cela, chacun le sait et l'observation en avait été faite avant la découverte des vitamines.

     Mais l'huile de foie de morue n'est pas de consommation courante.

     Quelles sont donc les sources de cette précieuse vitamine? Eh bien, en dehors des huiles de foie de poisson, elle nous est fournie par la chair du thon et de l'anguille et, à un degré moindre, par le beurre, le jaune d'œuf, les foies de bœuf, d'agneau et de veau.

     Une source incomparable de vitamine D: c'est le soleil. En effet, la vitamine D est la seule que l'homme ne puisse synthétiser sous l'action des rayons ultra-violets à partir des stérols contenus dans les enclaves graisseuses de la peau.

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     Dans certain cas, le médecin peut être amené à prescrire de la vitamine D sous forme d'une spécialité pharmaceutique. Il faut alors se conformer strictement à ses indications. Certaines personnes forcent la dose ou prolongent exagérément les prises. Des enfants sont ainsi bourrés de vitamines D. Excès dont les conséquences sont graves. Le sujet pâlit, perd l'appétit, est tenaillé par la soif, le taux d'urée et de calcium dans le sang s'élève. Si l'administration de vitamine est quand même poursuivie, il y a danger de mort et celle-ci peut survenir en quelques semaines, voire en quelques jours.

     La prudence doit être de règle, comme du reste à l'endroit de tous les médicaments dont l'usage inconsidéré a toujours des conséquences néfastes immédiates ou lointaines.

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     Si l'alimentation est bien équilibrée avec, en plus des crudités et d'une ration modérée de viande, du lait, du poisson, du fromage blanc, du beurre, en d'autres termes des aliments riches en phosphates, en sels calciques, en vitamines, notamment en vitamines D - sans oublier les bains de soleil pris sans exagération - la qualité de la calcification sera optimale, notamment si l'on a besoin de consommer des agrumes en général et des citrons en particulier.

     C'est au niveau du duodénum que l'acide citrique facilite l'absorption du calcium. Dans cette portion de l'intestin, la bile alcaline enlève au chyme, bouillie alimentaire résultant de l'action du suc gastrique, son acidité; ce qui a pour effet de rendre insoluble et par suite inassimilable une grande partie du calcium.

     Le citron corrige cette tendance de la digestion négative de la digestion en ajoutant son supplément d'acide biologique et donc favorable au niveau de l'intestin de la pénétration du calcium pour en améliorer ensuite, comme je l'ai souligné ci-dessus, la rétention cellulaire.

     En outre, le citron alcalinise les humeurs. On sait que les viandes, les fromages, les farineux tendent à accroître l'acidité du milieu intérieur et que les légumes et les fruits ont pouvoir alcalinisant. Eh bien, le citron, en dépit de son acide citrique, tend à alcaliniser les humeurs.

     L'acide citrique, je le répète, se convertit en sels alcalins, en citrates qui se dissolvent dans le sang, passent dans le milieu intérieur et en normalisent l'alcalinité.

 

     Cette action est aussi très importante si l'on considère que la santé et la longévité dépendent, dans une large mesure, de l'équilibre du milieu intérieur - cette racine de vie - comme je l'ai longuement exposé dans "Cure Intégrale de Rajeunissement".

     Donc, en élevant le taux de la réserve alcaline, le citron est un auxiliaire précieux dans la lutte contre le processus d'involution organique et de sénescence, contre les maladies infectieuses et notamment contre les syndromes arthritiques et états rhumatisants.

GRIPPE

 

    La grippe ou influenza atteint des centaines de millions d'individus à travers le monde. C'est une maladie imprécise et qui revêt des formes plus ou moins graves selon les années et les lieux.

     Au début du XVIIIe siècle, les médecins croyaient qu'un insecte la propageait. E n 1782, on lui donna le nom de <<grippe russe>> parce que l'épidémie avait commencé en Russie. En 1918 elle fut qualifiée de grippe espagnole et plus récemment on parla de grippe asiatique.

     Depuis 1892, nul ne croit que le responsable de l'influenza est un insecte. En effet, c'est au cours de cette année que le médecin allemand Pfeiffer identifia des virus de cette maladie.

 

     Cependant, à côté de ces virus, des bactéries peuvent également avoir un rôle déterminant dans son évolution, notamment des pneumocoques, et exposer le malade à des complications.

     Dès les premières atteintes de la grippe, se mettre à la diète complète, s'aliter en se couvrant chaudement et en se coiffant d'un bonnet de laine.

Aérer souvent la pièce et l'assainir avec des fumigations d'eucalyptus.

     Afin de libérer son intestin prendre, prendre le soir même ou le lendemain de 10 à 15 pruneaux cuits à l'eau pendant une demi-heure.

     Trois fois par jour, pendant quatre à cinq jours, absorber le suc de deux citrons. En même temps ou quelques minutes après, deux cuillerées à dessert de miel pur.

     Éliminer pain, biscottes et tous les farineux pendant la durée du traitement.

     Consommer du lait caillé très chaud à volonté afin de favoriser la transpiration. Avoir soin de le boire loin des prises de jus de citron, de sorte que celui-ci soit bien digéré.

     Les personnes ne supportant pas le lait, le remplaceront par du tilleul miellé très chaud.

     L'ail est également recommandé pour lutter contre la grippe. On peut en croquer deux à trois gousses par jour.

     En cas de maux de tête, absorber, en même temps que le citron, une tasse de café noir, sauf contre-indication. Prendre des bains de pieds chauds.

     Les adeptes de la méthode Kneipp pourront superposer à ce traitement, à partir du citron, la thérapeutique antigrippe à l'eau froide: trois fois par jour, à 7 heures, 11 heurs et 15 heures, un lavage froid complet dans une pièce bien chauffée; tant que la température du malade est élevée, faire chaque soir, à 19 heures, un enveloppement court froid à maintenir pendant une heure. Boire en même temps une infusion de tilleul miellé très chaude.

Bien se couvrir pour favoriser au maximum la transpiration.

     Au bout de trois ou quatre jours de traitement, la fièvre doit tomber, marquant ainsi la fin de la crise aiguë. Observer pendant quelques jours encore un repos absolu afin d'éviter les rechutes qui peuvent être extrêmement graves. La période succédant à la fièvre est très souvent critique. La nourriture doit à ce moment être complète et reconstituante.

 

                                                  E.A.

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