VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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REPAS DIÉTÉTIQUE 

Alimentation équilibrée

 

          L’alimentation est une des conditions essentielles de la santé. Ce devrait être là une évidence. Et pourtant, dans nos sociétés dites de haut développement, l’immense majorité des hommes se nourrissent comme si ce principe fondamental était ignoré. En effet le régime courant est, d’une façon générale, déséquilibré, excessif et carencé.

         Il n’est donc pas surprenant qu’une pathologie de la nutrition se soit développée ; pathologie qui se traduit par des maladies des métabolismes, par des états pléthoriques, par l’excès de glucose dans le sang, ou diabète, l’excès d’urée ou acide urique, les affections lithiasiques, l’hypertension artérielle, l’hyperviscosité sanguine, le déséquilibre des graisses du sang, l’hypercholestérolémie et hypertriglycéridémie, l’athérosclérose et d’autres maladies cardio-vasculaires, les altérations des centres nerveux, les involutions dégénératives articulaires, tissulaires, sensorielles bénignes et malignes.

        Si nous voulons échapper à ces misères, améliorer la qualité de notre vie, ajouter de l’énergie, de la lucidité à nos années, il importe à chacun de réfléchir sur sa manière de se nourrir de sorte que soient éliminés les excès et réduits les défauts et afin de recevoir une diététique complète et salubre

        C’est un impératif de santé, une des règles de base de l’hygiénisme intégral. D’aucuns veulent l’ignorer et comptent sur la médecine pour réparer les dégâts causés par une alimentation aberrante. Ils ont tort. La médecine ne dispose que d’ultimes expédients et en aucun cas d’une solution radicale apte à effacer les traces des désordres, les lésions irréversibles. Quant aux drogues allopathiques, nul n’ignore aujourd’hui, après tant de vains espoirs, les effets néfastes déterminés par leur emploi au long cours. Tout remède pondérable est toxique, selon la règle même de la médecine classique. Il en résulte qu’il n’existe pas de thérapeutique allopathique sans dangers, notamment de longue durée. Ceux qui soutiennent le contraire, médecins ou non, ignorent tout du problème ou bien ont intérêt à le minimiser.

         Cela est si vrai qu’un néologisme a été inventé : « iatrogène » ; il signifie : engendré par la médecine. Il existe, en effet, une pathologie iatrogène liée à la consommation des médications aussi bien courantes qu’exceptionnelles, caractérisée par des incidents, accidents et affections chroniques apparaissant tant dans le cadre de la médecine de cabinet que dans celui de la médecine hospitalière.

         Non, il ne faut pas compter sur la drogue chimique pour rétablir les désordres causés par une alimentation pléthorique basée sur des excès de viandes, de sucres (glucides), de corps gras. En revanche, chacun doit fonder sa santé sur l’hygiénisme intégral qui inclut, en premier lieu, la surveillance de l’alimentation et passer aussi de l’innombrable contingent des mal-nourrir-mal-portants, à celui, plus réduit, des bien-nourrir-bien-portants.

 

 

         Cela dit, l’ouvrage de Robert ANDRÉANI n’est pas un traité de diététique. Si vous voulez (et vous le devez) approfondit cette question, il vous faudra recourir à des manuels spécialisés, entre autres ceux de mon ami Luc Dressant.

         Le livre que j’ai l’honneur de préfacer entre dans la catégorie des publications traitant de l’art culinaire. Dire aux hommes, aux femmes « voici comment on doit se nourrir » est une information et une formation indispensable, mais il n’est pas moins indispensable de leur fournir un outil pour pratiquer l’enseignement reçu.    C’est là l’œuvre de l’auteur qui est à la fois diététicien et cordon bleu.

        Aussi a-t-il composé un livre pratique, apte à permettre au lecteur de suivre pour lui-même et sa famille, une diététique salubre et complète, tout en lui fournissant le moyen d’accroître les satisfactions intimes qui doivent nécessairement accompagner la consommation des repas.

        Il s’agit avant tout d’un ouvrage de cuisine végétarienne. Cependant, il n’a pas échappé à Robert ANDRÉANI qu’il est rarement possible de passer d’un jour à l’autre à ce mode d’alimentation. Il a donc introduit un nombre suffisant de recettes saines à base de viande, offrant ainsi une transition entre alimentation classique et celle excluant la chair animal, tout en maintenant les sous-produits animaux : fromages, lait et œufs.

      Tous adeptes de la diététique végétarienne seront heureux de disposer d’une quantité de recettes d’une qualité culinaire digne de nos plus grands maîtres. Quant à ceux tentés par un essai, ils sauront apprécier les mets de transition et entrer dans les délices des salades plantureuses, des pâtés végétariens substantiels, des préparations succulentes à base de céréales, des entremets exquis. Ayant expérimenté l’agrément de cette table à la fois légère et très nutritive, beaucoup l’adopteront définitivement. En même temps, et par voie de conséquence, ils observeront une amélioration de leurs facultés mentales, de leur mémoire et capacités intellectuelles. Ils s’éprouveront d’avantage maîtres d’eux-mêmes, plus patients, moins agressifs, offrant moins de prise au pessimisme et davantage à la joie de vivre.

 

      D’aucuns soutiennent que le végétarisme ne permet pas d’avoir une alimentation complète, notamment pour ce qui concerne les protéines.

         D’autres prétendent que ce mode d’alimentation ne convient pas aux personnes tenues à de grandes dépenses physiques. Ce sont là des affirmations ne reposant que sur des préjugés. Robert ANDRÉANI n’a pas manqué de les relever en citant Luc Dressant. Je voudrais, quant à moi, apporter à l’endroit de la notion de viande assimilée à la force une réflexion inédite à partir de l’idée de nutrition. On sait que la nutrition consiste en l’apport par voie sanguine des substances indispensables à la vie de chaque cellule, de chaque tissu.

         La question ne se pose pas ici en termes d’aliments mais de nutriments, c’est-à-dire de protéines, de lipides, de glucides, de calcium, de phosphore, de magnésium, de sodium, de soufre et aussi de biocatalyseurs, à défaut desquels l’assimilation cellulaire ne s’opère pas comme il convient : les vitamines, les enzymes, les oligo-éléments.

         Il est évident que ces différentes substances sont contenues dans les aliments.  

Pour ce qui concerne la viande, chacun sait qu’elle est intéressante pour son apport en protéines qui constituent le nutriment plastique essentiel. Est-elle la seule à nous le fournir ? Absolument pas.

 

Prenons cinq exemples :

 

100 g de bœuf fournissent en moyenne 17 g de protéines, 20 g de lipides, 0,5 g de glucides et 60 g d’eau. 100 g de poisson maigre, 17 g de protéines, 3 g de lipides, 0,4 g de glucides, 70 g d’eau.

100 g d’œuf entier : 13 g de protéines, 12 g de lipides, 0,6 g de glucides, 74 g d’eau.

100 g de fromages à pâte dure ou demi-dure : 27 g de protéines, 20 g de lipides, 3 g de glucides, 35 g d’eau.

100 g de pâtes ou semoule : 13 g de protéines, 1,4 g de lipides, 76 g de glucides, 8,5 g d’eau.

100 g d’amandes sèches : 20 g de protéines, 54 g de lipides, 17 g de glucides, 4,8 g d’eau.

Pardon de vous infliger ces chiffres, mais ils sont éloquents : 100 g de viande ou de poissons apportent un peu plus de protéines que 100 g d’œuf ou de semoule, mais moins que 100 g de fromage à pâtes dure ou d’amandes sèches.

Cela veut dire que l’idée reçue, résumée dans l’équation viande = force, ne résiste pas à l’examen. Cette idée s’effondre quand on la confronte avec les tables de composition des aliments, qu’il s’agisse de celles de Mmes Randouin ou de McCance et Widdowson, des Américains ou des Russes.

Même les végétaliens stricts, ceux qui excluent les œufs et le fromage de leur alimentation, peuvent recevoir une ration de protéines adéquates, pour peu qu’ils sachent composer leurs menus en fonction de la teneur des différents aliments.

A cela, il faut ajouter que toutes les plantes potagères, tous les fruits frais renferment une petite quantité de protéines (de 0,5 g à 1,5 g par 100 g)

On a cru pendant longtemps que les protéines de la viande contenaient seules tous les acides aminés indispensables à la physiologie humaine. C’était une croyance erronée. D’abord parce que l’œuf et le fromage renferment toutes les protéines de la viande et de meilleure qualité, ensuite parce que les rapports fondamentaux qui ont étayé la théorie de la valeur des acides aminés sont entièrement à revoir.

Les partisans inconditionnels de la viande objectent, d’autre part, que les céréales apportent trop de glucides, et les fruits secs oléagineux trop de lipides. L’objection ne tient pas, si l’on a soin de tenir compte de cet apport et de réduire en conséquence la ration de glucides ou de lipides.

L’idée reçu « viande = force » est donc bien une idée fausse. Que l’on veuille consommer de la viande parce qu’on l’aime, c’est le droit de chacun ; mais que l’on cesse d’affirmer sa nécessité absolue.

Quant à l’alimentation du travailleur de force, ce n’est pas une question de viande mais de valeur calorique des menus bien équilibrés, donc un problème quantitatif : 5 000 calories, voire 6 000, alors que 2 400 suffisent au sédentaire.

 

 

Ainsi, s’il n’est pas recommandé, pour des raisons psychologiques, de passer brusquement de l’omnivorisme au végétarisme, et encore moins d’imposer aux membres de la famille ce changement, il est bon de savoir que l’examen rationnel du problème met en évidence la possibilité d’avoir une alimentation complète et parfaitement équilibrée par la diététique végétarienne.

Et quand l’art de Robert ANDRÉANI permet de flatter la palais par des préparations simples mais toujours savoureuses, de respecter, comme l’on dit aujourd’hui, la palatabilité, et de stimuler du même coup tous les facteurs psychosensoriels intervenant dans l’acte de se nourrir, on ne peut que louer l’auteur d’avoir produit cet ouvrage.

Les recettes proposées permettent d’excellentes et savoureuses combinaisons où les protéines végétales comblent réciproquement leurs lacunes. Le lecteur apprendra à utiliser, dans certains cas, l’eau de cuisson, le blé, le riz et autres céréales complètes, profitant de ce fait de la totalité des minéraux et oligo-

éléments, des germes des vitamines, notamment celles du groupe B et la vitamines E, éliminés par le blutage excessif et le raffinage industriel dans l’alimentation courante. Autrement dit, il ne compromettra plus la valeur nutritive des produits, grâce à un meilleur choix de ceux-ci et à une cuisson plus limité et moins brutale.

Des recettes culinaires sans équivalence, est un guide pratique apte à favoriser la conservation de la santé ou à permettre de la recouvrer. C’est un guide précieux à avoir toujours à portée de la main, dans sa cuisine, afin de l’utiliser souvent et, pourquoi pas ? Quotidiennement.

 

 

 

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