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PRÉVENTION ET GUÉRISON DES HÉMORROÏDES

 

 

           C’est par dizaine de millions que se comptent à travers le monde les porteurs d’hémorroïdes. Pour les uns, c’est une incommodité, pour un grand nombre une véritable infirmité.

            Les hémorroïdes sont des sortes de varices, plus exactement des dilatations des veinules et capillaires qui forment un réseau entrelacé dans le canal anal. Ces dilatations en forme d’ampoules peuvent être internes et, dans ce cas, ne sont observées qu’à l’aide de l’anuscope, par le médecin, ou être procidentes, c’est-à-dire saillir sur le pourtour de l’anus ; on les appelle aussi hémorroïdes externes.

            Les causes de ces lésions sont l’obésité et la sédentarité. Mais outre que tous les sédentaires et les obèses ne sont pas systématiquement porteurs d’hémorroïdes, il n’est pas exceptionnel que des personnes minces et actives en soient affectées. La constipation est à ranger parmi les causes les plus fréquentes. Les difficultés gastro-intestinales, les dyspepsies, le mauvais fonctionnement du foie sont à incriminer. Citons encore l’abus des boissons alcoolisées et aussi une certaine prédisposition, un terrain hémorroïdaire. Il existe des sportifs exposés à ces lésions : les cavaliers et les cyclistes. Enfin, la grossesse peut les faire apparaître, mais le plus souvent elles se résorbent après l’accouchement.

 

COMPLICATIONS

 

            Que les hémorroïdes soient internes ou externes, elles peuvent donner lieu à des complications identiques : inflammations, fluxions sanguines, hémorragies, voire phlébite.

            En ce qui concerne les hémorragies, je voudrais dire tout de suite qu’elles ne sont pas inquiétantes et ont même, dans certains cas, chez les pléthoriques, les sanguins, un rôle bénéfique. Ces hémorragies sont le plus souvent déclenchées par une selle ou parfois surviennent spontanément et, si elles sont répétées, obligent le sujet à porter une serviette hygiénique, autrement dit à se garnir comme le font obligatoirement les femmes au moment du flux menstruel.

            Il est bien évident que des hémorragies fréquentes et abondantes présentent un risque d’anémie. Dans ce cas, elles doivent être réduites par un traitement médical approprié.

            De toute manière, quand un saignement anal est constaté pour la première fois, il faut consulter le médecin. Celui-ci s’assurera que l’hémorragie est bien causée par des hémorroïdes et non par une tumeur maligne. Vous voyez que le diagnostic est ici très important.

            Complication sérieuse : le prolapsus hémorroïdaire. Il ne s’agit plus ici de simples hémorroïdes externes, mais d’un véritable bourrelet qui peut avoir plus de 10 mm. Dans ce cas, la défécation devient une séance redoutée. Le sphincter anal est forcé et les hémorroïdes irréductibles provoquent des douleurs vives qui s’accentuent pendant les selles.

            Autre complication mineure : le prurit anal, qui peut devenir intense.

 

TRAITEMENT

 

            L’allopathie conseille les injections sclérosantes du docteur Bensaude. Elles consistent généralement en injections d’huile phéniquée ou de chlorhydrate double de quinine et d’urée, sous la muqueuse de la base du rectum.

            Je n’en suis pas partisan. Elles sont tout à fait contre indiquées en cas, d’hémorroïdes procidentes. Ces injections dont l’effet, certes, peut être spectaculaire, sont dangereuses notamment en cas de thrombose et d’infection. Surtout pas d’injections en période de poussées.

            Les hémorroïdes externes ainsi que les cas de prolapsus anal avec sphincter forcé sont plutôt justiciables de l’extirpation chirurgicale.

 

*

 

            Les prescriptions homéopathiques ont produit chez de nombreux sujets des améliorations importantes et des guérisons définitives.

            Là encore, l’homéopathe doit être consulté car le traitement n’est jamais local, mais ajusté au tempérament du sujet, à ses réactions habituelles. En attendant la consultation :

  • Si les hémorroïdes sont dures, gonflées, douloureuses et que la défécation provoque une brûlure, comme une plaie à vif :

                        Prendre Causticum 4 CH et Aesculus 5 ch.

  • Si les hémorroïdes donnent à la fois une impression de plénitude et de sécheresse et que des incommodités, voire des douleurs en coups d’épines sont aggravées par la marche :

                        Aeculus 5 CH et Hamamelis 5 CH.

  • Si les hémorroïdes gonflées et douloureuses sont améliorées dans la position assise :

                        Thuya 5 CH et Paeonia 5 CH.

  • Si les hémorroïdes douloureuses sont suintantes et donnent lieu à des brûlures et à un prurit anal intense :

                        Kali carbonicum 5 CH et Sedum acre 4 CH.

 

            Ces remèdes homéopathiques d’attente, sans aucune toxicité, se prennent à raison de 3 granules par jour.

            Quels que soient les traitements suivis, on pourra toujours leur superposer les remèdes naturopathiques capables du reste, à eux seuls, quand les lésions sont soignées à leur début, de les réduire.

            Avant d’aller à la selle, prendre un petit lavement de 50 à 80 cc d’huile d’olive vierge.

            Après chaque selle, toilette anale sans savon, produit irritant, mais à l’huile d’amandes douces.

            Contre le prurit anal, onguent d’hamamélis après chaque selle et avant de se coucher ou application d’un cataplasme d’argile pendant une heure ou mieux onctions de miel pur, en l’introduisant dans le rectum par un toucher anal.

              Bains de siège froids, même et surtout en cas de saignements, durée 10 puis 15 secondes et ainsi progressivement jusqu’à 30 secondes, tous les deux jours. Tous les deux jours également, douche froide anale et périnéale suivant la méthode Kneipp, de 30 à 60 secondes progressivement. Les bains de siège seront plus efficaces en leur incorporant une infusion de 10 g de plantain pour un litre d’eau, laisser infuser un quart d’heure.

            Ceux qui, pour une raison ou une autre, ne peuvent pratiquer le kneippisme pourront recourir au bain de siège au plantain tiède, à renouveler toutes les trois heures ; ou bains de siège chauds à 40° C ou compresses chaudes.

            Contre les hémorroïdes enflammées, cataplasmes de feuilles de chou, ou introduire comme un suppositoire, en l’imbibant d’huile d’amandes douces, une portion de feuille soigneusement lavée et débarrassée de ses côtes.

            Le docteur Henri Leclerc prescrivait la teinture de cyprès à la dose pour adulte de 30 à 60 gouttes avant le déjeuner et le dîner.

            En période de poussée, on peut prescrire 200 gouttes d’extrait de marron d’Inde par jour pour obtenir un effet calmant.

            A ceux qui utilisent les plantes médicinales, Robert Andréani indique l’infusion suivante :

  • 25 g de sommités fleuries de laurier, 20 g d’écorce d’épine vinette, 20 g de racines de ficaire, 20 g de millefeuille, 15 g de fumeterre, 15 g de sommités fleuries de pensée sauvage.

            Mélanger parfaitement et mettre dans un litre d’eau bouillante deux cuillerées à bouche du mélange. Laisser infuser un quart d’heure ; boire, sucré au miel, un bol le matin à jeun et le reste, par moitié, une heure avant les deux principaux repas.

 

PRÉVENTION

 

            Je serai bref au sujet de la prévention, étant donné qu’elle est contenue dans les principes de l’hygiénisme intégral.

 

            Je rappelle l’importance de l’hydrothérapie, et je me permets d’inviter mes lecteurs à s’initier à cette méthode. Son efficacité est telle que, même dans le cas d’une lourde prédisposition, elle limitera les lésions.

            L’alimentation a ici, comme dans tous les cas, une importance déterminante. Le régime doit être hypotoxique et, bien entendu, les hémorroïdes doivent réviser leur alimentation non point seulement dans le sens passif, ne pas manger ceci, ni cela, mais dans le sens actif, autrement dit manger juste.

            Combattre la constipation. Précisément l’alimentation équilibrée permet d’obtenir naturellement ce résultat.

            Privilégier les aliments riches en vitamines C et C2 ou P et B6.

            Cure régulière d’ail et de citron.

            Pratiquer régulièrement la respiration complète, la culture physique et notamment l’entretien de la sangle abdominale et le renforcement du périnée par des mouvements appropriés.

            Les hémorroïdaires et les prédisposés devraient suivre tous les ans en alternance une cure d’oligo-éléments :

            Manganèse-Cuivre, puis Or et enfin Cobalt ; une boîte d’ampoules ou un flacon doseur par an ou tous les deux ans. Je répète que ces cures sont sans toxicité ni contre-indications.

                                      

                                                         Dr Maurice DELVAIRE

 

 

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