VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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LA LIGNE DE PARTAGE

LA VITRINE, diffuseur

          Comme toute activité humaine, la médecine conventionnelle n'échappe plus à la critique. C'est heureux. Et pour elle et pour le grand public. Fini le temps où nul n'osait faire la moindre observation à propos des traitements, des remèdes prescrits, de la posologie. Tout était accepté avec la plus parfaite soumission. La science s'était prononcée, infaillible, hautaine. Le « justiciable » n'avait plus qu'à s'en retourner sur la pointe des pieds, tout humble et plein de référence, ignorant qu'il était.

         Ce temps est définitivement résolu. Le justiciable veut savoir. Il sait. Il peut discuter. Certes, les inconditionnels de la médecine officielle existent, notamment dans la grande presse. Nous les appelons « les laudateurs de service ». Ils sont toujours en avance pour annoncer « les remarquables progrès de la médecine moderne » ou « la dernière prouesse chirurgicale extraordinaire ».

         En ce qui nous concerne, et avec ceux qui veulent savoir, nous sommes beaucloup plus circonspects. Les grandes premières chirurgicales du genre ne nous font pas entrer en transes. En effet, outre que ces exploits ne sont pas toujours au point, ils n'intéressent qu'un petit nombre d'infortunés patients. En revanche, ce qui nous passionne, c'est de pouvoir offrir au plus grands nombre et pourquoi pas à tous – les moyens d'accéder à la santé totale.

          La médecine-spéctacle, les acrobaties, le travail sans filet de quelques grands patrons, ne provoquent pas chez nous un enthousiasme débordant.

          Il en est de même pour ce qui concerne les médicaments présentés comme des miracles de la science médicale : nous restons toujours prudents. Tellement d'assurances ont été données dans un passé récent pour aboutir ensuite à des constats d'échecs, quand ce n'est pas au retrait discret ou décrété de certaines spécialités.

          Il existe aussi un autre aspect de la médecine conventionnelle, du moins si l'on en juge par l'attitude de nombreux allopathes : l'indifférence totale quant à la conduite de leurs patients. « Nous ne devons absolument pas moraliser », avons-nous entendu dire à plusieurs reprises par différents praticiens éminents. Eh bien ! Nous, nous soutenons qu'il faut, au contraire, moraliser en matière de santé. Le médecin est aussi un éducateur. Sans doute ne s'agit-il pas de dresser la liste du permis et du défendu, mais nous pensons qu'il est indispensable, en présence de l'alcolisme, du tabagisme, de la drogue, des erreurs flagrantes d'alimentation et des maladies sexuellement transmissibles, de définir une ligne de partage entre le bien et le mal.

          Grande question, c'est sûr, mais comment un médecin peut-il y échapper ? N'a-t-il pas le devoir d'améliorer l'état total de ses patients, c'est-à-dire à la fois sur les plans physiologique et moral ?

          Cette ligne de partage, à avoir sans cesse présente à l'esprit, c'est celle qui fait part de la vie harmonieuse. Aussi bien n'est-il pas question, avant tout, de principes moraux, donc une norme morale par rapport à une situation sociale donnée, à un moment de l'histoire. C'est une ligne de partage universelle que nous avons en vue, une ligne indépendante du temps et de l'histoire. Autrement dit, nous visons se qui est utile, favorable à l'épanouissement total du patient. Vous voyez que cela dépasse de très loin la simple loi morale que tout homme possède, selon Kant, « au fond de son cœur ».

         Il appartient à tout médecin de dire à ses malades ce qui, dans leur comportement, contrarie ce nécessaire épanouissement et, finalement, cette orientation vers le souverain bien.

          La médecine est actuellement à la croisée des chemins et c'est lui rendre service que de contester ses certitudes et ses dogmes. Ce refus actuel de moraliser, de proposer aux consultants une autocritique de leur manière de vivre, provient, nous semble-t-il, de la volonté de promouvoir et de développer une médecine purement sientifique.

        Ce choix contestable, et maintenant contesté, a été une grande erreur. La médecine peut et doit se servir des acquis de la science, mais elle ne sera jamais une activité purement scientifique. On a voulu recruter les étudiants en médecine exclusivement parmi les matheux et les forts en physique et chimie. Or, un médecin doit être un psychologue doublé d'un praticien doué du sens de la maladie. S'il est parfois nécessaire de demander des examens de laboratoire, on ne doit pas engager systématiquement les patients dans cette superstition moderne. La multiplication des examens est un leurre. L'auscultation, l'observation du malade, le dialogue malade-médecin sont autrement essentiels. Bien entendu, il faut consacrer plus de douze minutes au chevet du malade et, pour cela, augmenter les honoraires, donc faire moins de visites. C'est un débat entre les médecins et la Sécurité sociale.

          De toute manière, la spécialisation médicale poussée à outrance doit être révisée. On ne soigne jamais un organe entre autres, et ce n'est jamais un appareil, un système qui est atteint, mais l'homme dans sa totalité.

       C'est donc rendre service aux médecins que de les inciter à revoir leur comportement, que de leur suggérer de ne perdre de vue ni le moral, ni la morale, dans la perspective de la ligne de partage qui débouche sur la vie harmonieuse.

          C'est ce que nous ne cessons de dire, à temps et à contretemps, en proposant notre hygiénisme intégral qui implique une morale universelle, une morale d'amour et, parallèlement, le recours, en première intention, aux moyens thérapeutiques les plus simples, ne réservant les grands moyens qu'à titre d'ultimes expériences.

 

E.A.

 

 

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