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    TRAITEMENTS PAR  LE CITRON

MALADIES CARDIOVASCULAIRES

HYPERTENSION

 

     Les maladies de l'appareil circulatoire sont en augmentation constante. Cela est dû à notre mode de vie peu naturel, voire antinaturel, notamment en ce qui concerne l'alimentation. Véritable fléau de notre temps, les affections cardiovasculaires exercent de plus en plus de ravages.

     Il n'est pas dans le cadre de ce petit ouvrage d'entrer dans les détails. Je vais donc me borner à indiquer les signaux d'alarme, les troubles et les maladies les plus courantes.

   Le premier signe est l'essoufflement anormal. Il y a essoufflement anormal quand le sujet ne peut plus effectuer avec aisance et sans incommodité les efforts normaux qu'il faisait jusqu'ici, et surtout quand le rythme respiratoire normal est trop long à revenir. De même en cas d'oppression nocturne. Il est sage, alors, de consulter le médecin en vue d'un examen approfondi de l'organe.

     Les palpitations sont un autre signe au cours duquel l'intéressé perçoit des contractions fortes et, semble-t-il, à contretemps.

     Pour cela aussi, il est prudent de consulter, mais il faut savoir que si l'essoufflement anormal, ni les palpitations ne constituent des signes absolus d'affection cardiaque.

De même pour les douleurs cardiaques que l'on peut ressentir avec des intensités différentes, accompagnées ou non d'angoisse et qui ne sont parfois que des névralgies. Encore faut-il en être sûr et c'est le rôle du praticien de le préciser.

     L'œdème, discret au début, qui se manifeste par une enflure au niveau des chevilles, peut également constituer un signal d'alarme.

     Mais les maladies de cœur installées, c'est autre chose. Il s'agit alors de lésions caractérisées. On distingue les maladies des valvules dont la cause est souvent le rhumatisme articulaire aigu, les maladies du muscle cardiaque - inflammation du muscle du cœur ou myocardites aiguës et chroniques, l'angine de poitrine - l'infarctus du myocarde, les maladies de l'enveloppe du cœur - péricardites - les grandes insuffisances cardiaques, l'œdème aigu du poumon, enfin les troubles du rythme - tachycardie ou cœur trop rapide, bradycardie ou cœur trop lent, arythmie complète, extra-systoles ou hors de la contraction cardiaque.

       En ce qui concerne les maladies des vaisseaux, l'hypertension est fort répandue, l'athérome et l'artériosclérose également. Les artérites ou inflammation des artères au niveau d'un membre inférieur avec risque d'oblitération et de gangrène sont redoutables. Les anévrismes ou poche sur les parois lésées d'une artère présentent un grave danger de rupture. Enfin les varices, dilatation permanente des veines des jambes, ont rarement des conséquences dramatiques.

     Après cette énumération d'états sérieux et graves ne vous attendez pas à lire que le citron est le remède polyvalent des affections cardiovasculaires. Une telle affirmation ne serait pas sérieuse.

     Néanmoins, il est permis d'affirmer que, dans tous les cas, le citron constituera un précieux adjuvant. J'ai suffisamment insisté sur l'importance de la vitamine C et sur sa non-toxicité.

     Il faut retenir qu'elle trouve une large indication en cardiologie en corrigeant les effets fâcheux de certains traitements.

     Dans le cas d'artériosclérose ou d'athérome on fera, sauf indication contraire du médecin, la cure croissante et décroissante, jusqu'à atteindre trente et même cinquante citrons par jour. Mais une telle cure ne devrait être entreprise que sous la surveillance d'un médecin connaissant les traitements par le citron ou citrothérapie, mais je n'aime pas ce mot, véritable barbarisme avec son association de deux termes, l'un d'origine latine, l'autre grecque.

     Au sujet des cures de citron, qu'il me soit d'ailleurs permis de citer l'observation de notre ami Luc Dressant que je relève dans L'Excès de Cholestérol et ses Dangers:

     « Les cures, écrit-il, doivent être prudentes. Il faut commencer par absorber le jus d'un citron, voire d'un demi-citron, puis augmenter d'un demi-fruit tous les deux jours jusqu'à atteindre six à dix citrons, redescendre ensuite en diminuant d'un ou d'un demi-citron. S'il s'agit d'un athéromateux en cours de traitement, cette cure ne devra être entreprise qu'avec l'accord du médecin. Celui-ci, en effet, connaît son malade et a son opinion sur l'état de ses artères, de leur plus ou moins grande fragilité. En violentant la nature par l'absorption brutale d'une trop grande quantité de citron, celle-ci exercerait sur les vaisseaux du sujet un effet comparable au hérisson de ramoneur. Mais les artères lésées, brusquement débarrassées de dépôts, de la bouillie et des concrétions qui les encombrent, ne seraient pas sur-le-champ fortifiées. Elles risqueraient, au contraire, de se trouver au bord de la rupture avec le dénouement que l'on sait. Donc, prudence, prudence.

     « Mais, je le redis, parce que cela en vaut la peine, une cure prudence purifiera le sang, améliorera sa fluidité, mettra le sujet en situation d'accroître sa vitalité, permettra d'augmenter la trophicité des vaisseaux, c'est-à-dire la nutrition des tissus dont ils sont faits, et, partant, rendra possible la cicatrisation des lésions artérielles ».

    Après cet avis autorisé, j'ajouterai que les malades renforceront l'action du citron en faisant également des cures d'ail et d'oignon dont les principes actifs ont, tant sur le cœur que sur les vaisseaux, des effets extrêmement favorables et souvent déterminants dans l'évolution ou la stabilité d'une lésion.

     J'ajoute qu'en ce qui concerne les varices, un massage quotidien au jus de citron - massage effectué en remontant vers le cœur - fortifie la peau, et, en combinaison avec la cure interne, diminue l'inflammation, tonifie les valvules et empêche les varices de se développer.

     Une action semblable a lieu contre les hémorroïdes qui sont comme chacun sait, une affection veineuse. Dans ce cas on appliquera sur l'anus des compresses d'eau fortement citronnée et même une parcelle de pulpe.

     Notons pour terminer que le Docteur Médawar a expérimenté avec succès la diète citrique sur les hypertendus. Cette thérapeutique a fait l'objet d'une communication au Congrès des Vitamines de Milan.

      Voici, à ce propos, ce qu'écrit cet auteur:

     « La diététique hbdomadaire ou bi-hebdomadaire semble plus pratique et mieux supportée par le malade. Étant entendu que celui-ci suit un régime fructo-végétarien, avec laitages et lait et consomme rarement de la viande et de la volaille. Il est astreint à un repos total au lit et en chaise-longue un jour par semaine ou un jour sur quatre s'il y a lieu. Il absorbe dans la journée, à l'exclusion de tout aliment, le jus de huit à dix citrons de grosseur moyenne. La proportion exacte serait de six verres d'eau pour un verre de jus de citron et de douze à quinze morceaux de sucre. Quelques biscuits secs ou biscottes sont adjoints à cette boisson. Le sucre peut être remplacé avantageusement par du miel.

     « Une forte diurèse et une laxation s'ensuivent. Aucune fatigue ne résulte de cette diète, et le travail peut être repris le lendemain matin, avec le retour au régime lacto-fructo-végétarien.

     « La baisse de tension est notable au bout de trois ou quatre mois.

     « cette méthode facile à exécuter, qui ne lasse ni ne fatigue le malade, a de plus en plus cours. A la suite de la communication du Docteur Médawar, un article la commentant dans un des grands quotidiens italiens, signé du Professeur Tallarico de Rome, en soulignait la valeur et l'importance thérapeutique.

     « Outre le lessivage que produit la solution citrique et la correction tensionnelle obtenus, il y a à considérer d'autres résultats intéressants: l'effet antivisqueux sur le sang, l'absorption d'une dose importante de vitamines, et le repos cellulaire général que subit l'organisme.

     <<On peut évaluer environ à 1500 calories l'ensemble des citrons, sucre ou miel et biscuits secs ou biscottes qu'absorbe le malade durant la journée de diète citrique et de repos, ce qui équivaut à une ration vitale suffisante">>

 

R. A.

 

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