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LE CHOU et ses POUVOIRS

 

          Extraordinaire efficacité du chou dans le traitements des :
Varices, Hémorroïdes, Colite, Ulcère d'estomac, Diabète, Eczéma, Engelures, Bronchite, Rhume, Névralgies, Rhumatismes, Cystite, Prostate, Vieillissement.


          Le chou est un revitalisant des tissus, un rééquilibrant général, un préventif des maladies de dégénérescence si les cures sont faites selon les indications de l'auteur.

 

Les EDITIONS

 

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EXTRAIT

 

RÉHABILITATION

 

 

S'il est une plante potagère longtemps tournée en dérision, et qui continue de l'être, c'est bien le chou. Il n'a dans la littérature la moindre lettre de noblesse, et si en politique on y fit allusion, ce fut, comme l'écrivait Duchêne, pour souligner le peu de valeur et d'efficacité <<de traités qui d'après les principes ne sont qu'une feuille de chou>>. Espérons qu'il n'en est plus ainsi.

Quant aux rodomontades de tant de personnages et de petites personnes qui profèrent des menaces ou se vantent d'actes de bravoure et font plus de peur que de mal, on dit qu'ils tonnent sur le choux>>. Espérons qu'il n'en est plus ainsi.

Quant aux rodomontades de tant de personnages et de petites personnes qui profèrent des menaces ou se vantent d'actes de bravoure et font plus peur que de mal, on dit qu'ils tonnent sur les choux. Expression déjà venue sous la plume de La Fontaine:

 

Simple, ignorant, à tromper très facile,

Bon gentilhomme et qui, dans son courroux,

N'avait encore tonné que sur les choux.

 

Quant à celui qui ne comprend rien à rien, il est assurément bête comme un chou. A moins que trop étourdi, peu porté à l''examen et en toute circonstance agissant légèrement, il ne cesse d'aller tout au travers des choux.

Ou bien alors, compère, malin, roué, futé, habile à défendre ses intérêts, souvent à la limite de l'honnêteté, il sait fort bien faire ses choux gras d'une bonne affaire passant à sa portée

 

Mais quand l'objet n'intéresse personne ou si l'on est le seul maître, nous voici libre d'en faire à notre guise est sans rendre compte de choux ni raves. A moins qu'aucun profit ne puisse en être tiré et bien naturellement: cela ne vaut un trognon de chou.

En revanche, si le dénouement est indécis, que l'intéressé n'est sûr de son fait, ah! comme il se montrera prudent à ménager la chèvre et le chou!

Ou bien aux cartes, sans points marqués, aux quilles toutes restant narquoisement debout, au football, l'équipe gratifiée du score zéro, d'aucuns diront des protagonistes malheureux, peut-être coutumiers de l'inefficacité <<ils ont encore fait chou blanc>>.

Opiniâtres, les Auvergnats rendront chou pour chou ou, besognant honnêtement, sauront très bien faire valoir leur chou, soucieux d'amasser chou par chou.

Mon Dieu que de choux, que de choux ! Et n'est-il pas amère disgrâce que d'avoir les oreilles en feuilles de chou ? Disgrâce imparable au temps où la coiffure masculine, dégagée autour des pavillons, laissait l'infortuné en butte à des rudes quolibets. Mode bénie, celle d'aujourd'hui, qui permet les cheveux au vent de recouvrir l'hypertrophie en attendant qu'elle trouve son Cyrano de Bergerac, capable, capable en quelques alexandrins de transformer en avantage, déformation ou excès de forme !

 

*

* *

 

Ainsi de quelques côte où l'on se trouve, notre plante potagère que je vais tenter de réhabiliter, fut accommodée aux pires travers. il n'est pas jusqu'aux explications abêtissantes d'antan touchant à la génération qui n'aient rabaissé ce légume. Je fais allusion ici aux réponses que les mères faisaient jadis et jusqu'au milieu du XXe siècle à la question de leurs jeunes enfants: <<Dis maman, où je suis né?>>. Aux garçons on répondait <<dans un chou>>, et aux filles plus heureuses, du moins le semblait-il, <<dans une rose>>. Je ne sais si une certaine poésie à la manière de Ronsard, mais un peu mièvre, y trouve son compte, certainement pas l'information. Cette peur de la vérité des sexes et de la génération, de la conception, de la gestation et de la venue au monde de l'enfant est confondante. Résultat: pendant des générations, l'information sexuelle s'est faite dans la rue, de la façon la plus sordide qui soit, blessant à jamais les êtres sensibles. Dire le phénomène tel qu'il se produit en donnant les indispensables explications, selon l'âge et la capacité de réception de l'enfant, mais dire toujours la vérité, voilà ce qui convient. Et parallèlement combattre l'immonde, la détestable, l'écœurante pornographie, l'apologie du sexe, qui est, est-il besoin de le souligner? de l'anti-information sexuelle. De l'incitation à la perversion.

Le chou nous a ainsi conduit assez haut. Revenons donc à notre sujet, pour entendre l'expression de tendresse <<mon chou, mon petit chou>>, expression prononcée ou reçu dans la jeunesse du cœur, peut-être jusqu'aux abords de la retraite active - pourquoi pas? - et qui, Dieu merci, ne consistera pas seulement à aller planter ses choux. 

Même si pour un grand de ce monde, il s'agit d'exil ou d'abdication, comme ce fut le cas pour Dioclétien, retiré dans la solitude de Salone et qui aurait dit, selon le poète:

 

Plus d'un sage

Du bonheur sur les flots jaloux

Poursuivant la trompeuse image,

S'est écrié dans son naufrage:

Ah! si j'avais planté des choux!

 

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© 2017 by Robert ANDREANI et Editions ANDRILLON 02200 Soissons

Tout droits de reproduction et de traduction réservées pour tous pays.

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