VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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LE CHANT, LA MUSIQUE

Hygiène de vie et moyens de guérison

 

« C’était extraordinaire, j’en tremble encore ! » Cette réflexion, recueille à la sortie d’un concert, montre que la musique (classique en l’occurrence) est capable de produire en nous différentes émotions.

 

COMMENT ENTENDONS-NOUS ?

 

            Le son est certes perçu par deux oreilles, mais, avant d’être interprétée par le sujet, toute sonorité effectue le même parcours.

            C’est d’abord grâce au pavillon de l’oreille qu’un son peu être situé. Le pavillon est une partie cartilagineuse dénommée oreille dans le langage courant. Puis, vers l’intérieur, c’est le conduit auditif externe qui va jusqu’au tympan. Bien que le conduit auditif vibre aussi au contact d’un son, le tympan est la membrane vibratile indispensable au traitement du son (pour parler le langage des informaticiens). La preuve en est qu’on peut entendre sans pavillon mais une audition correcte est impossible sans tympan. Juste derrière celui-ci commence l’oreille moyenne. Elle contient les trois osselets dont la forme rappelle un étrier, une enclume et un marteau. Ces petits os transmettent les vibrations à l’oreille interne, qui débute à partir de la fenêtre ovale.

            L’oreille moyenne communique avec le nez, derrière celui-ci, par le canal auditif interne. Cela permet d’équilibrer les pressions entre l’oreille externe. La dernière étape de la transformation du son s’effectue dans l’oreille interne, « incrustée » dans l’os du crâne appelé rocher.

            L’oreille interne est un véritable réseau de petits canaux ; les canaux semi-circulaires, le vestibule et le limaçon en sont les principales parties. Encore un prodige de la miniaturisation, l’intérieur du limaçon est constitué de trois parties : la rampe vestibulaire, la rampe tympanique et le canal cochléaire. Sur le plancher de ce canal se trouve l’organe de Corti : cette spirale est le point de jonction avec le nerf auditif. L’oreille interne assure en outre la fonction d’équilibre, mais c’est dans cette partie de l’oreille que les vibrations du son sont transformées en flux nerveux.

 

J’ENTENDS AVEC MON CERVEAU

 

            Si tout son est perçu par l’oreille, son identification et son analyse reviennent au cerveau. L’organe de Corti assure la transition entre vibrations physiques et impulsions électrique. Le son est, en effet, une alternance de pressions et de dilatation de l’air, un mouvement ondulatoire de l’air en quelque sorte. Un son formé d’une seule ondulation est un son pur : celui qui est produit par la vibration d’une corde de violon, par exemple. Plus l’ondulation de l’air est rapide et rapprochée pendant un temps donné (1 seconde), plus la fréquence du son est élevée (l’unité de mesure est le hertz [Hz]. Les sons les plus graves ont les basses fréquences, les sons les plus aigus les plus hautes. A ce propos, l’oreille humaine est capable de percevoir des sons allant de 16 Hz à 20 000 Hz. C’est peu en comparaison de certains animaux ou insectes, qui peuvent détecter des fréquences de 80 000 Hz. Refermons-là cette parenthèse un peu longue peut-être.

            Par le nerf auditif, le son est « transmis » jusqu’à l’aire corticale de l’audition dans le cerveau. Curieusement, les sonorités perçues par l’oreille droite sont acheminées au cortex gauche et vice versa. Mais ce trajet ne s’effectue pas directement, il existe plusieurs relais nerveux, complexe constitués de fibres et de noyaux.

            D’autre part, le cerveau ne se contente pas (ce qui est déjà merveilleux) d’enregistrer les sons, il exerce une sorte de contrôle sur notre environnement sonore. Ainsi, du cortex cérébral partent des neurones sensitifs pour aboutir à l’oreille interne. De cette manière, il est possible de porter son attention sur un bruit en particulier. Sans cette possibilité (ce potentiel) de l’oreille humaine, un chef d’orchestre serait incapable de déceler un « défaut de sonorité » à l’intérieur d’un ensemble instrumental.

 

LE CHANT, LA MUSIQUE, DES SONORITÉS PARTICULIÈRES

 

            Dans tout ce qui l’entoure, l’homme tente d’appliquer son empreinte. L’onde sonore n’a pas échappé, si l’on peut dire, à sa sagacité. Par l’utilisation de ses propres cordes vocales ou d’instruments de musique, ou des deux à la fois, l’homme s’est ingénié à associer des sonorités de la manière la plus harmonieuse possible. Les plus grands génies dans différents domaines ont créé des œuvres qui resteront comme des critères d’harmonie. Certes, on peut aimer telle composition plutôt que telle autre, c’est une question de sensibilité particulière. Mais point n’est besoin d’expliquer pour accéder à une œuvre musicale. Il suffit de ressentir une émotion. Et c’est le propre de l’homme, à des intensités différentes.

            Nous sommes là au cœur de notre propos : le chant, la musique, comme hygiène de vie. Cela peut s’entendre à deux niveaux : l’écoute et la pratique.

            Qui n’a jamais expérimenté sur lui-même l’effet relaxant d’une musique de Vivaldi, de Mozart ou d’un opéra de Haendel, par exemple. Ou encore les « vertus » toniques d’un opéra de Wagner ou d’une musique de Berlioz.

            En se qui concerne la pratique, une éducation digne de ce nom devrait apprendre à chanter ou à jouer d’un instrument de musique, tout au moins les rudiments.

On a pu observer que les enfants recevant un tel enseignement sont beaucoup plus équilibrés et ont une meilleure capacité à résoudre les problèmes de la vie. C’est si vrai qu’une méthode récente de soins est basée sur la musique la musicothérapie.

 

GUÉRISON PAR LA MUSIQUE

 

            Les premières recherches dans cette direction datent de 1940 en Suède. Basées sur l’observation (que chacun peut vérifier) que la musique facilite la résurgence d’états affectifs apaisants, des chercheurs se sont demandé s’il ne pouvait pas y avoir d’applications thérapeutiques chez des sujets ayant un profil psychologique déficient. La musicothérapie 2tait née.

            Cette « médecine » dispose de deux méthodes : la musicothérapie passive et la musicothérapie active. La première est basée sur l’écoute de musiques enregistrées. Ces œuvres sont choisies en fonction du but visé. Cela va de Bach, Mozart, Haendel aux compositeurs contemporains, Fauré, Theodorakis. On utilise parfois des musiques d’autres cultures, comme la musique indienne ou péruvienne, entre autres.

            La seconde méthode comporte l’utilisation d’instruments, souvent à percussion : tambourin, cymbales, xylophones, gongs, etc..

            La musicothérapie s’adresse aux enfants, aux schizophrènes, aux autistiques, bref à toutes les personnes affectées d’un blocage partiel ou total de la communication. Par contre, pour la paranoïa, elle est déconseillée, étant donné qu’il ne s’agit pas là de rétablir une relation mais de reconstruire une personnalité.

            C’est la raison pour laquelle une cure musicothérapique commence en principe par la phase passive décrite précédemment. Cela permet à l’enfant de commencer à lever ses blocages, ou tout au moins cela rend possible l’écoute du thérapeute.

            Le fait de passer à la phase active de la musicothérapie (avec instruments) est en soi un signe d’amélioration.

            Une séance de musicothérapie peut s’effectuer en groupe de trois ou quatre enfants. Lorsqu’on leur en fait écouter de la musique on leur demande l’œuvre qu’ils ont préférée et les raisons de leur choix. C’est pour le thérapeute un moyen de connaître l’enfant et aussi de déterminer quel genre de musique sera le plus approprié à son affection.

            Dans la phase active, la musique est également un moyen de communication entre l’enfant et son thérapeute. Il faut savoir, en effet, que ces enfants malades sont très souvent repliés sur eux-mêmes et ont inconsciemment peur de parler, car le langage est pour eux associé à de mauvaises relations sociales (enfants maltraités ou ayant eu une petite enfance sans aucun témoignage d’affection). Une musique rudimentaire (tambourins, triangle) leur permet de créer une communication non stressante avant de redécouvrir la communication verbale. Et c’est là toute l’utilité de la musicothérapie. En fait, tout se passe comme si cette nouvelle « médecine » permettait de redonner très rapidement à l’enfant psychotique une réceptivité à la communication. Le psychothérapeute peut intervenir en relais dans de bien meilleures conditions.

            D’autre part, la musicothérapie s’applique aussi à un trouble qui ne relève pas de la psychiatrie : la spasmophilie. C’est d’ailleurs compréhensible quand on sait que cette affection sévit surtout chez les enfants hypersensibles, très émotifs et anxieux.

            Enfin, la musicothérapie peut également être utilisée comme moyen de relaxation. Dans ce cas, un ou plusieurs entretiens avec un ou plusieurs entretiens avec un musicothérapeute faciliteront la recherche des œuvres appropriées à chaque cas. Toutes les personnes aimant écouter de la musique depuis longtemps ne nous démentiront pas. Et ne sait-on pas depuis bien longtemps que la musique adoucit les mœurs !

 

E.A.

 

                                          E.A.

 

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