VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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L’INSOMNIE ET LEUR TRAITEMENT

     Nous venons de voir que tout le monde se réveille durant la nuit après chaque phase de sommeil paradoxal. Mais ce réveil dure trop peu pour laisser une trace dans la mémoire. Par contre, si ce réveil se prolonge, on peut alors parler d’insomnie car le sujet éprouve dans ce cas une grande difficulté, voire parfois une impossibilité à se rendormir.

     Mais il n’existe pas qu’une insomnie ; cette affection revêt en effet de nombreuses formes dans le moment de sa survenue : au début de l’endormissement, au milieu de la nuit ou vers la fin du sommeil. Ces formes ne sont pas les mêmes non plus chez l’enfant et chez le vieillard. D’autre part, certaines insomnies peuvent être secondaires à une maladie du système nerveux central ; ce sont les plus difficiles à traiter et aussi, fort heureusement, les plus rares ; elles ne font pas l’objet de cette étude.

     Nous nous limiterons aux insomnies pour lesquelles un traitement non allopathique a de grandes chances de réussir. Précisons qu’à la différence des somnifères « chimiques », la prise de médicaments homéopathiques nécessite un délai d’environ trois semaines (si l’on n’a jamais pris de drogues allopathiques) pour que l’on puisse constater un effet thérapeutique.

     Voici quelques médicaments homéopathiques correspondant à différentes sortes d’insomnies :

  • Difficultés d’endormissement après une grande fatigue physique (efforts exagérés) : Arnica 5CH, 5 gr.

  • Anxiété, angoisse, agitation nocturne ; le sujet éprouve le besoin de se lever, est persuadé qu’il ne trouvera pas le sommeil : Album 4 CH, 3 gr.

  • Fatigue et insomnie une nuit sur deux : China 7 CH, 3gr.

  • Impossible d’arrêter ses pensées autant après un événement heureux que malheureux : Coffea 9 CH ? 3 gr.

  • Trac, émotivité, palpitations, avant tout événement important, empêchant de dormir : Gelsemium 7 CH, 3 gr.

  • Le sujet a l’impression de ne pas dormir du tout, plusieurs réveils dans la nuit : Ignatia 9 CH, 3 gr.

  • Le sujet refuse le sommeil, cherche des occupations tard dans la nuit, parfois agitation : Lachesis 7 CH, 3 gr.

  • Fatigué le soir, se réveille tôt, a des soucis d’ordre métaphysique, une impression de sommeil haché : Phosphorus 4 CH, 3 gr.

  • Le sujet éprouve des difficultés aussi bien à s’endormir qu’à se réveiller, mais sans inquiétude : Pulsatilla 7 CH, 3 gr.

  • Sommeil superficiel, « se réveille pour un rien », parfois sensation de pieds chauds : Sulfur 4 CH, 3 gr.

Insomnie des enfants

  • Pleurs la nuit, percées dentaires : Chamomilla 7 CH, 3 gr.

  • Colères, agitation due à des vers intestinaux : Cina 4 CH, 3 gr.

  • Assis sur son lit, l’enfant s’active et ne dort pas : Cypripedium 7 CH, 3 gr.

  • L’enfant est tranquille le jour, agité la nuit : Jalapa 7 CH, 3 gr.

  • Cauchemars, terreurs nocturnes : Kalium bromatum 7 CH, 3 gr.

  • « Peur du noir », terreurs nocturnes : Stramonium 4 CH, 3 gr.

     Ajoutons à cette liste le sédatif P.C., 3 gr. pour les adultes et les enfants. Chaque remède mentionné pourra être pris le matin et le soir au coucher.

     Les remèdes homéopathiques et phytothérapiques précités ne sont efficaces que dans la mesure où le sujet n’est pas accoutumé aux somnifères allopathiques. Dans le cas contraire, il est indispensable de suivre avec un médecin homéopathe une cure de « désintoxication » aux substances chimiques hypnogènes (voir sous-titre suivant).

     Il ne faut pas oublier les remèdes phytothérapiques. Commençons tous simplement à mentionner les efforts favorables de la boisson chaude du soir. Pensons à la tasse de tilleul, de fleur d’oranger, de verveine, et aussi d’aspérule odorante, de marjolaine, de mélilot, de thym.

     Il ne faut pas se fixer sur une seule plante, mais varier afin d’éviter l’accoutumance et, en outre, avoir soin d’utiliser une dose légère.

Voici deux formules très recommandables :

  • 25g de feuilles de mélisse, 15 g de mélilot, 10 g de feuilles d’oranger, 20 g de passiflore, 15 g de feuilles de saule, 15 g de racines de valériane.

  • 15 g d’aubépine, 15 g de mélilot, 15 g de fleures de nénuphar, 25 g de passiflore, 15 g de feuilles de saule, 20 g de feuilles de verveine. Quelle que soit la formule choisie, mélanger parfaitement et mettre une cuillerée à soupe du mélange dans une tasse d’eau bouillante, laisser infuser dix minutes, passer ; boire, édulcoré au miel ou non, une tasse vers 17-18 h, une seconde au moment de se coucher.

  • Escholtzia californica T.M. pour les insomnies anciennes.

  • Teinture-mère d’aubépine (Crataegus T.M.), particulièrement indiquée aux sujets dont le cœur a besoin d’être soutenu ; c’est un hypnotique efficace et doux.

  • Teinture-mère de houblon (Humulus T.M.) paraît convenir aux surmenés.

  • Teinture-mère d’eucalyptus (Eucalyptus T.M.), notamment quant l’insomnie va de pair avec un mauvais état broncho-pulmonaire.

  • Teinture-mère de lotier corniculé (Lotus corniculatus T.M.), à prescrire à l’insomniaque émotif.

  • Teinture-mère de bourgeons de tilleul (Tilia T.M.) agit comme tranquillisant.

  • 20 à 50 gouttes d’une des teintures-mères précitées, au choix ou en alternance, à prendre le soir dans un peu d’eau.                    La diététique est également à inclure dans le traitement de l’insomnie. En effet, une cause trop souvent oubliée des difficultés d’endormissement et des réveils nocturnes est le repas du soir « inadapté ». Ce repas peu entraver le bon sommeil de deux façons : ou bien il est pris trop tardivement, ou bien il est trop copieux ou mal composé.                                     En ce qui concerne l’heure du repas du soir, c’est la régularité qui importe ; certaines personnes dînent à 19h d’autres à 20 h, d’autres à 21 h. quelle que soit l’heure, il est cependant indispensable de laisser un intervalle d’au moins deux heures avant de passer au lit. Il serait bon également de faire une petite marche de cinq minutes après le reps, au lieu de s’asseoir immédiatement dans son fauteuil de « téléphile ».                                                                                                               Pour ce qui se rapporte à la composition des repas, il appartient à chacun de bien connaître ses « susceptibilités » digestives. Signalons simplement que ces susceptibilités peuvent se modifier avec l’âge. Ainsi, l’adolescent pourra digérer parfaitement deux cents grammes de fromage blanc absorbé au repas du soir, alors qu’un adulte de quarante ou cinquante ans éprouvera quelques difficultés de digestion, se manifestant par une légère insomnie ou un cauchemar. La règle générale est d’alléger son repas du soir à partir de la quarantaine.

ATTENTION AUX SOMNIFERES

Une étude sur le sommeil ne saurait s’achever sans y inclure une mise en garde à l’endroit des somnifères chimiques. Cette mise en garde est d’autant plus nécessaire que la consommation de ce type de médicament n’a cessé d’augmenter depuis plusieurs années. Le marché du sommeil est une affaire prospère ! Les spécialités les plus utilisées font partie de la famille des barbituriques. S’ils font bien dormir (se sont des hypnotiques), ils ne sont pas dépourvus d’effets indésirables. Les barbituriques sont souvent responsables des d’une modification du comportement à l’état de veille : difficulté du réveil, excitation, euphorie. Plus rarement et en utilisation prolongée, ils peuvent induire des réactions allergiques, des troubles de la coordination, des convulsions, des hallucinations visuelles , une psychose. D’autre part, les barbituriques sont contre-indiqués aux insuffisants hépatiques ou rénaux, aux enfants et aux vieillards. Enfin, l’accoutumance est inévitable dans un traitement au long cours et le sevrage, s’il n’est pas effectué très prudemment, expose à des accidents neurologiques. Utilisées depuis quelques années, les benzodiazépines sont également prescrites dans le traitement allopathique de l’insomnie. Les laboratoires médicaux les représentent comme supérieures aux barbituriques. Les benzodiazépines sont classées dans la famille des tranquillisants. Leurs effets secondaires sont aussi riches que pour leurs « cousins » : troubles du comportement, fatigue, troubles de la mémoire, sécheresse de la bouche si l’on se limite aux effets secondaires les plus courants. Le moins que l’on puisse dire est préférable de tout essayer avant d’absorber un somnifère chimique.

 

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