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   AROMATHERAPIE dossier n° 1 :          huiles essentielles bio d'ail, de basilic     

- Comment obtient-on une huile essentielle bio-

- La qualité d’une huile essentielle bio -

- Utilisation de l’aromathérapie –

- Efficacité de l’aromathérapie ­ -

 

 

          La médecine par les plantes ne se limite pas à l’utilisation de tisanes, de teintures-mères ou de macérâts. Il existe en effet un domaine encore relativement peu connu, celui de l’aromathérapie. Ce néologisme dévoile déjà la possibilité de se soigner grâce aux essences de plantes encore appelées huile essentielles ou volatiles.

            Un grand nombre de plantes possèdent un parfum plus ou moins fort, plus ou moins perceptible. Cette substance odorante, propre à chaque plante, est sécrétée par des cellules spécialisées du végétal. Dans la plupart des cas, c’est la fleur qui à la plus haute teneur en essence, mais ce peut être aussi la feuille, le fruit, l’écorce, le bois ou les racines.

            Les huiles essentielles se caractérisent par la très grande diversité de leur composition chimique : on trouve des carbures terpéniques, des alcools, des esters, des aldéhydes, des cétones, des phénols, des éthers, etc.

            Bien évidemment, la concentration et la qualité de l’essence d’une plante dépendent en grande parties des conditions climatiques. L’expérience montre que plus une plante <<aromatique>> a reçu le soleil, meilleur sera son huile essentielle. C’est la raison pour laquelle les essences sont en général tirées de plantes provenant du bassin méditerranéen, où elles sont cultivées mais se rencontrent aussi à l’état sauvage.

 

COMMENT OBTIENT-ON UNE HUILE ESSENTIEL ?

 

         Les huiles essentielles sont principalement obtenues par distillation. Cette distillation s’effectue soit en chauffant la plante avec de l’eau, soit en faisant bouillir l’eau sous la plante (comme lorsqu’on fait cuire des légumes à la vapeur). Dans l’une  et l’autre technique, la vapeur récupérée dans un alambic contient l’essence de la plante. Cette vapeur est ensuite condensée par refroidissement. Il suffit alors de séparer les deux éléments : eau et essence. Cette opération est rendue aisée par le fait que l’eau et les essences n’ont pas la même densité.

            Certaines huiles essentielles, notamment pour les agrumes, sont extraites par pression. Le zeste est séparé de la pulpe du fruit, soigneusement lavé puis séché. Autrefois, on pressait les écorces à l’aide d’une presse manuelle, aujourd’hui on utilise des centrifugeuses spéciales capables d’extraire l’essence du zeste.

            Une autre méthode, moins utilisée (interdite pour les essences à usage thérapeutique), est l’extraction par un solvant. Les principes aromatiques de la plante sont dissous par un solvant

volatil. Après évaporation du solvant, il reste une matière de consistance cireuse appelée <<concrète>> qui, purifiée par l’alcool donne l’essence appelée alors <<absolue>>.

            Enfin, la plus rare de méthodes employées est l’enfleurage. Elle consiste à extraire l’huile essentielle au moyen d’un corps gras. Celui-ci est ensuite dissous ce qui permet de récupérer l’essence.

            Mais, nous l’avons dit, seule la distillation et l’expression sont admises pour la préparation d’huiles essentielles médicinales.

 

LA QUALITÉ D’UNE HUILE ESSENTIELLE

 

            Pour extraire l’huile essentielle d’une plante, il faut en distiller de très grandes quantités, plusieurs dizaines de kilos pour obtenir à peine quelques centaines de grammes. Cela varie beaucoup d’une plante à l’autre. C’est ce qui explique le coût élevé de ces produits. C’est ce qui explique aussi la tentation, pour certains fabricants, de frelater leur production. C’est ainsi que des essences synthétiques on été fabriquées. Elles ne reproduisent que certaines caractéristiques des essences naturelles dont elles n’ont pas la valeur thérapeutique.

       Les huiles essentielles peuvent aussi être falsifiées par l’addition d’alcool. Lorsque ces hiles <<truquées>> sont utilisées pour la fabrication de parfums, de savons, ou cosmétiques, cela ne semblerait pas avoir beaucoup d’importance (quoique, en ce qui concerne les produits cosmétiques, il y a toujours le risque d’intolérance allergique) ; mais lorsqu’il s’agit d’huiles essentielles thérapeutiques, toutes les garanties de <<conformité>> doivent être réunies.

            Les puristes, et ils ont sans doute raison, de réclamer une culture biologique pour les plantes aromatiques. Il reste donc au consommateur de s’entourer de garantir et de ne consommer que des produits BIO.

 

UTILISATIONS DE L’AROMATHÉRAPIE

 

               Les huiles essentielles peuvent être utilisées par voie externe ou interne.

            En usage externe, les essences sont employées pures ou entrent dans la composition de baumes ou de crèmes pour massages ou tout simplement de produits cosmétiques. Bien entendu s’il s’agit d’affections dermatologiques, on doit utiliser l’essence pure. Les huiles essentielles peuvent aussi être utilisées dans des bains.

            En usage interne, les voies d’absorption dépendent du procédé utilisé. Les huiles essentielles peuvent être prises par voie buccale (gouttes mélangées à un dessert ou à une cuillerée de miel, ou sur un morceau de pain ou avec une petite cuillère d’huile de table ; il est préférable de ne pas mettre les gouttes directement dans la bouche ou dans un verre d’eau, car l’essence est insoluble dans l’eau), par voie respiratoire, en inhalations ou aérosols ; par voie rectale, en lavements ou en suppositoires ; par voie vaginale, en injections.

            Nous reviendrons sur toutes ces utilisations lorsque nous traiterons de chaque essence.

            En effet, les huiles essentielles ne sont pas des produits anodins. Leur haute concentrations en principe actif en fait des produits à <<manier>> avec précaution.

            Pour avoir largement dépassé la dose prescrite, certaines personnes se sont exposées à des intoxications nécessitant un transport à l’hôpital évidemment, il s’agit là d’accidents, mais cela montre bien que les huiles essentielles devraient être considérées comme des médicaments. Et bien qu’elles proviennent aussi des plantes, il ne faut pas en conclure qu’on peut en faire la même consommation (tout au moins en usage interne) que s’il s’agissait de tisanes.

 

EFFICACITÉ DE L’AROMATHÉRAPIE

 

      Les anciens utilisaient déjà les plantes aromatiques pour confectionner des substances d’embaumement (d’où le nom de baume) ou pour conserver des aliments. Bien que le domaine qui nous intéresse ici soit la thérapeutique, cette observation démontre, de façon empirique, que les plantes utilisées devaient contenir des principes propres à éviter ou à ralentir considérablement les phénomènes naturels de décomposition.

            On sait depuis que ces principes sont contenus dans l’essence de la plante. En effet, on dispose aujourd’hui d’une expérience scientifique : l’aromatogramme (basé d’ailleurs sur le modèle de l’antibiogramme). Cette expérience consiste à mettre en présence une population de bactéries, responsable d’une maladie infectieuse donnée, et une huile essentielle particulière.

 

            Toutes les essences étudiées ont fait preuves, à des degrés divers mais assez élevés pour qu’elles soient efficaces thérapeutiquement, d’un pouvoir antiseptique certain. Ainsi les meilleurs scores – si l’on peut dire – ont été obtenus par les huiles essentielles d’origan, de thym, de cannelle, de sarriette, de girofle, d’eucalyptus, de pin, de lavande.

       L’efficacité des huiles essentielles ne se limite pas à leur pouvoir antiseptique, bien que cette propriété leur permette déjà de couvrir un grand nombre de maladies. Certaines essences se révèlent aussi efficaces contre la douleur, les rhumatismes, la migraine, les spasmes, la fatigues, les troubles des appareils digestif et respiratoire, etc.

       Il convient donc, pour chaque essence, d’en connaître le champ d’application. C’est pourquoi nous allons (dans ce numéro et les quatre suivants) passer en revue un certain nombre d’huiles essentielles.

 

 

ESSENCE D’AIL

 

            Tirée de la plante condimentaire que nous connaissons, l’huile essentielle d’ail, de couleur jaune, a une odeur caractéristique et, il faut bien le reconnaître, assez désagréable. L’essence est contenue dans la tige mais surtout dans le bulbe, partie utilisée en général pour l’extraction de l’huile essentielle.    Celle-ci est particulièrement intéressante pour son principe actif, l’allicine, qui constitue un puissant antiseptique sous la forme de polysulfure d’allyle. Mais surtout, l’essence d’ail est un remarquable stimulant de l’appareil cardio-vasculaire.

 

Propriétés et posologie

 

       Elles découlent tout naturellement de la composition de l’essence d’ail. En usage interne, à raison de deux gouttes, deux fois par jour, aux repas de midi et du soir, dans l’assiette de soupe ou de légumes, c’est un préventif de l’hypertension par son action vasodilatatrice sur les artérioles. Le sang parcourt mieux tout le réseau sanguin et la pression de la circulation en est donc équilibrée.

            L’huile essentielle d’ail est aussi un antiseptique et antiparasitaire intestinal ; elle facilite donc la digestion et peut-être utilisée comme vermifuge. C’est aussi un bon diurétique et un préventif du rhume et de la grippe.

            Un usage externe, son odeur la rend peu propice à une utilisation courante. On peut néanmoins en faire usage pour faire disparaître les cors aux pieds. Imbiber un petit coton avec cinq gouttes d’essence, faire pénétrer cette essence dans la peau puis laisser le coton sur le cor en le fixant avec un morceau de sparadrap, en protégeant la peau saine autour de la lésion.

 

ESSENCE DE BASILIC

 

            Le basilic est aussi une plante condimentaire originaire d’Asie, mais bien connue dans le midi de la France. En Provence, on lui donne le nom de pistou. Son huile essentielle est principalement extraite des feuilles. Son principe actif est constitué par des hydrocarbures.

 

Propriétés et posologie

 

            L’essence de basilic agit comme rééquilibrant du système neurovégétatif. C’est ce qui en fait une essence particulièrement intéressante dans la lutte contre les spasmes gastriques. Mais c’est également un tonique endocrinien, notamment en ce qui concerne les corticosurrénales. Certains auteurs lui attribuent également un pouvoir antiseptique intestinal et emménagogue (qui facilite le flux menstruel).

            Ces propriétés lui confèrent un usage spécifiquement interne, à raison de trois gouttes, une à deux fois par jour, dans une soupe provençale (c’est idéal) ou dans tout autre plat selon la convenance.

            Si l’on consomme de cette façon l’essence de basilic, il est inutile de rajouter, aux préparations, le condiment sous forme de plante.

 

                                                                          E. A.

 

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