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L'insomnie et les droguées du sommeil

Encore aujourd'hui, le sommeil est pour beaucoup synonyme de mystère. Car, même si la science commence à nous fournir quelques informations sur ce phénomène, il faut bien reconnaître que le sommeil demeure encore étrange. C'est qu'il est impossible de se voir dormir. L'homme, pendant cette période, abandonne momentanément sa conscience d'exister, même si parfois, au détour d'un rêve, celle-ci revient de manière évanescente.

     La difficulté pour la science à comprendre tous les mécanismes du sommeil explique en partie « l'embarras » de la médecine officielle à guérir l'insomnie.

 

VOYAGE AU CENTRE DU SOMMEIL

 

     Pour essayer de comprendre l'insomnie, il faut d'abord se pencher sur le sommeil.

       Tout commence par l'endormissement. Ce n'est pas encore le sommeil, mais le sujet n'est pas non plus en « état de veille ». Le rythme cardiaque, du fait de l'absence de mouvement, se ralentit, les muscles se relâchent, des baillements se produisent, le regard devient flou. Si on veut lutter, on a du mal à rester vigilant ; mais, si on se laisse aller, les yeux se portent vers le haut (on dit qu'ils plafonnent) et on  « sombre » dans le sommeil. Si un enregistrement électroencéphalographique est effectué pendant cette phase, on observe un passage de 30 oscillations par seconde (état de veille à – oscillations (état d'endormissement).

      Le sommeil proprement dit se déroule ensuite suivant cinq phases dont la durée totale est d'environ deux heures, phases revenant plusieurs fois (trois ou quatre) selon la durée totale du sommeil. Après l'endormissement, l'activité électrique du cerveau se ralentit encore pour atteindre 3 oscillations par seconde : c'est le sommeil moyen (2 oscillations par seconde) ; on ne sait plus du tout où l'on est, mais on peut encore être réveillé si quelqu'un vous appelle avec insistance par votre prénom. A la troisième phase, le sujet plonge dans un sommeil plus profond (1 oscillation par seconde), il n'entend plus rien et ne se souvient de rien jusqu'au stade 4, au cours duquel l'activité cérébrale descend à ½ oscillation par seconde. Ces quatre phases de sommeil lent durent environ 90 minutes. Pendant cette phase, la respiration est lente, profonde, le cœur bat régulièrement, et le tonus musculaire est conservé, bien que les yeux demeurent immobiles sous la paupière.

     Puis c'est le passage au sommeil dit paradoxal, car observer un dormeur pendant cette période pourrait faire croire qu'il est éveillé. En effet, pendant une vingtaine de minutes, la respiration est irrégulière, le rythme cardiaque s'accélère, le visage prend différentes expressions, et surtout les yeux, sous les paupières, sont animés de mouvements très rapides. Néanmoins, le tonus musculaire est au plus bas, nous sommes quasiment paralysés. C'est pendant cette phase que les rêves se produisent.

     Cette phase de sommeil paradoxal est essentiel pour le maintien de l'équilibre neurovégétatif et aussi psychique de l'individu.

     A cette phase de sommeil paradoxal succède une courte période d'environ cinq minutes d'état intermédiaire sommeil-veille ; le sujet se rendort ensuite ou se réveille si son cycle complet de sommeil est achevé.

 

                                         par le docteur André Reynalt

 

 

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