VIVRE NATURELLEMENT - Hygiène et Santé
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 CRAMPES : LEURS SIGNIFICATIONS

 

        Les crampes sont des contractions involontaires (contracture), spasmodiques, douloureuses, voire très douloureuses, qui se produisent soudainement, quel que soit l'âge.

            Le plus souvent, l’accès est de courte durée, mais il peut récidiver plusieurs fois avec des intervalles variables.

            Les crampes sont surtout fréquentes pendant le sommeil et obligent le sujet à se lever, ce qui risque de provoquer l’insomnie. Elles peuvent aussi survenir pendant des exercices musculaires. Les contractures soudaines concernent un ou plusieurs groupes de muscles ; le cause de la douleur est l’impossibilité de décontracter ce ou ces muscles, étant donné que la contraction est involontaire.

            Les crampes musculaires sont dites <<physiologiques>> par opposition aux crampes pathologiques que nous verrons plus loin.

            Toute activité musculaire donne lieu à un phénomène de polarisation et de dépolarisation. Qu’est-ce que cela signifie ? Les membranes des fibres nerveuses et neuromusculaires sont changées d’électriquement ; on dit qu’elles sont polarisées. L’extérieur de la fibre est positif et l’intérieur négatif. Cette traduction électrique de la fibre musculaire est conditionnée par un biochimisme complexe. La perméabilité de la membrane à l’ion sodium, par exemple, provoque l’entrée de cette particule chargée électriquement et cette entrée produit la dépolarisation, c’est-à-dire la baisse vers zéro du potentiel électrique de la membrane. Le potentiel étant ainsi négative, il s’inverse, et c’est la phase de polarisation membranaire, phase positive qui dépasse le point zéro.

            Des expériences par implantations d’électrodes dans des zones musculaires précises ont permis de contrôler les potentiels d’action. Aujourd’hui, l’électromyographie est une pratique fréquente sinon courante. Elle permet de vérifier les courants électriques dits d’action circulant dans les fibres musculaires au cours de leur contraction. Ces courants sont amplifiés pour pouvoir être enregistrés.

            Dans le cas de crampes, les graphiques obtenus montrent <<des bouffées d’ondes de fréquence>>, avec amplitudes anormale, qui permettent de préciser l’importance de cette anomalie.

 

RESPIRATION, SODIUM ET AUTRES MINÉRAUX

 

            Les crampes musculaires sont donc une réalité objective. Elles peuvent être causées par un surmenage musculaire. Dans ce cas, le muscle ne peut être débarrassé de l’acide lactique produit par l’effort. Il en résulte une pénétration défectueuse de l’oxygène, des substances nutritives, du glucose. Cette difficulté s’exprime par une réponse souffrante : les crampes simples.

On comprend donc l’importance de l’oxygénation. La respiration insuffisante cause le point de côté, qui est une variété de crampe des muscles. Attention ! Le point de côté peut accompagner une affection viscérale ou être produit par une névralgie intercostale.

            C’est encore l’oxygénation insuffisante qui expose à la contraction du mollet (formation d’une boule) qui stoppe net le coureur à pied. Les pratiquants du jogging doivent apprendre à respirer ou à rééduquer leur respiration afin d’éviter des incidents douloureux de ce genre.

            Autre cause de crampes chez le marcheur ou le sportif amateur : le déficit en chlorure de sodium (sel). Il ne faut pas perdre de vue que tout effort soutenu, prolongé, provoque de la transpiration, phénomène qui s’accompagne d’une déperdition de quantités notables de chlorures, notamment sodium. Faut-il donc saler abondamment sa nourriture avant tout effort sportif ou autre ? Non, il s’agit seulement de réamorcer la pompe à sodium et il suffit pour cela, selon les docteurs A.F. Creff et L. Bérard, d’apporter à l’organisme 1500 mg de sel (complet autant que possible) après l’effort ; les simple crampes seront ainsi prévenues.

Avant l’effort, la quantité de sel à absorber ne doit pas être modifiée, ce qui signifie que les plats ne doivent pas être plus salés que d’habitude.

Que l’on me permette, à cet égard, de rappeler l’expérience des auteurs susnommés car elle est très intéressante : <<En conséquence, nous appuyant sur le fait que le stock de chlorure de sodium a subi une spoliation pendant l’effort, surtout lorsque la transpiration a été abondante, nous continuons à recommander un apport salé immédiatement post-compétitif.

<<D’ailleurs, cette façon de voir se trouve confirmée par l’expérience suivante que nous avons pratiquée chez un coureur cycliste en période de préparation, mais qui avait déjà repris son entraînement depuis un mois. Ce coureur est soumis chaque jour pendant quatre jours, sur le même parcours, à une épreuve de 100 km. La température extérieur est sensiblement la même chaque jour. Bien entendu, une ration alimentaire identique est absorbée chaque jour. Mais, à l’arrivée de chaque séance d’entraînement, l’apport en chlorure de sodium est différent pour une même quantité d’eau pure (¼ de à l’arrivée, plus ¼ de litre avant le dîner, plus ½ litre après le dîner) :

Le 1er jour : pas de chlorure de sodium

Le 2e pour : 1 g de chlorure de sodium

Le 3e jour : 3 g de chlorure de sodium

Le 4e jour : 10 g de chlorure de sodium

<<Les urines sont recueillies, après évacuation vésicale préalable à l’arrivée, pendant 12 heures :

 

Résultat de la diurèse :

 

Le 1er jour : 625 ml

Le 2e jour : 760 ml

Le 3e jour : 730 ml

Le 4e jour : 510 ml

<<Il apparaît donc de cette expérience simple que de petites doses de chlorure de sodium, réintroduites immédiatement après la compétition, non seulement n’inhibent pas la diurèse mais semblent bien la favoriser. De toute façon, on a toujours la ressource, si l’on veut réintroduire dans l’organisme la quantité optimale de sel, de se souvenir qu’un litre sueur entraîne une élimination moyenne de 250 mg de sodium. >>

Le chlorure de sodium n’est pas, dans tous les cas, seul en cause. Chez certains sportifs amateurs, jeunes ou vétérans, le calcium, le magnésium, voire le potassium, peuvent être déficitaires.

En-dehors  des crampes dues au surmenage musculaire, il existe d’autres formes qui se manifestent pendant le sommeil chez les femmes enceintes et sur les sujets âgés. Les trouble débute par la crispation d’un orteil ou de l’avant-pied et gagne les muscles de la jambe et même de la cuisse. La douleur qui oblige à se lever en posant le pied sur une surface froide ou en marchant, ou encore en appliquant une douche ou une compresse froide sur le membre atteint.

Les traitements cortisoniques, l’abus des taxatifs ou l’entérite chronique, qui donnent lieu à la fuite du calcium et du potassium sont responsables des crampes musculaires. L’anémie par manque de fer (anémie hypochrome ou hyposidérémique) également, et il est évident qu’il faut la traiter et consommer des végétaux riches en fer, notamment l’épinard.

 

CRAMPE DES ÉCRIVAINS

 

C’est une crampe tout à fait différente de celles que nous venons de voir. Elle se manifeste par une crispation, une raideur et un engourdissement des doigts occupés à écrire, à jouer d’un instrument de musique, à taper à la machine, à pratiquer l’escrime. La crampe débute par une sensation vive de fatigue, puis interviennent les signes décrits ci-dessus : si le patient ne se soigne pas, des contractures  musculaires apparaissent qui, à la limite, peuvent replier la main vers l’avant-bras.

Un déficit minéral peut être à l’origine de ce trouble, mais le plus souvent la cause est à rechercher, surtout pour ce qui concerne l’écrivain, dans la crispation chronique.

Il est possible également qu’une légère compression discale, au niveau des vertèbres cervicales ou dorsales, soit en cause. C’est pourquoi il sera bon de consulter un chiropracteur ou un ostéopathe qui examinera le rachis et recherchera les points douloureux, par exemple entre C5 et C6 et entre D3 et D6.

 

CLAUDICATION INTERMITTENTE

 

Cette claudication intermittente est déterminée par une crampe douloureuse du mollet. Mais ici il ne s’agit plus de la crampe simple. C’est la conséquence d’une artérite oblitérante d’un membre inférieur.

Cette crampe se produit au cours de la marche, toujours après la même distance, avec les mêmes accidents de terrain et à la même cadence. Si l’artérite n’est pas soignée sérieusement, la distance parcourue diminue avec les progrès de l’oblitération de l’artère lésée. La crampe est la conséquence de l’irrigation sanguine défectueuse du territoire musculaire concerné. En effet, au cours de la marche, les muscles ont besoin de davantage d’oxygène et de glucose. Ce supplément ne peut être fourni aux muscles de la jambe quand la lumière d’une artère est réduite, d’où un début d’asphyxie et la manifestation douloureuse. Celle-ci cesse à l’arrêt de la marche.

Cette claudication intermittente n’est donc pas d’ordre neuromusculaire, ce qui impose un traitement adapté.

 

AUTRES CAUSES DE CRAMPES

 

On observe aussi des crampes au cours de l’alcoolisme, du diabète,  des diarrhées aiguës cholériformes.

Une crampe au mollet d’origine neurologique se produit également au début de la paraplégie spasmodique et provoque la claudication intermittente. Cette forme de crampe est indolore et ne correspond qu’à une atteinte pure de l’élément moteur.

 

HOMÉOPATHIE DES CRAMPES SIMPLES

 

Cuprum metallicum 9 CH, une dose, une fois par semaine pendant quatre semaines.

Cuprum metallicum 5 CH, Magnesia phosphorica 5 CH, 2 gr. De chaque, une fois par jour.

  • Si crampes survenant la nuit (crispation des orteils ou des pieds et douleur vive dans la jambe), ajouter

Nux vomica 5 CH, Kalium sulfuricum 5 CH, Platina 5 CH, 2 gr. De chaque, une fois tous les deux jours.

  • Si crampes des écrivains :

Cupum metallicum 9 CH, une dose, une fois par semaine pendant quatre semaines.

Argentum metallicum 5 CH, Magnesia phosphorica 5 CH, Silicea 6 CH, Stannum 5 CH, 2 gr. De chaque, une fois par jour.

            Dans tous les cas, chlorure de magnésium, 2 à 4 comprimés à 0,50g dissous dans  10 cl d’eau, quinze jours par mois.

            Cure de germe de blé, de levure de bière, de pollen, en alternance, 2 cuillerées à soupe par jour.

            Consommer des légumes verts, des betteraves, des asperges, des carottes, des navets, des fruits oléagineux (amandes, noisettes, noix) et des fruits secs. Ne pas oublier les produits laitiers pour le calcium et le phosphore, en veillant à ne pas en exagérer la consommation.

 

HYDROTHÉRAPIE

 

            J’ai mentionné plus haut des applications froides. On peut aussi prendre des bains de pieds froids d’une à trois minutes ou appliquer des compresses froides d’une décoction de marjolaine, 50 g de fleurs et de feuilles dans un litre d’eau froide, arrêter à l’ébullition et infuser dix minutes.

            Si on le préfère, on peut utiliser les compresses d’eau très chaude additionnée de 10 cl de vinaigre pour un litre d’eau bouillante ; durée : 10 à 15 minutes en renouvelant les compresses.

            Pour la crampe des écrivains, bains de bras d’eau chaude à 42-45° C vinaigrée (10 cl par litre), bras repliés  et immergés jusqu’au-dessus du coude pendant 10 minutes. Ensuite, friction vigoureuse des bras au gan de crin.

            Pour calmer immédiatement une crampe au mollet ou à un pied, se mettre debout sur une surface froide si possible et se pencher en avant au maximum en veillant à garder les pieds parfaitement à plat au sol. Massage au liniment Rhuopeldoch (camphre et Rhus toxicodendron) contre les crampes nocturnes rebelles (si vous pouvez en trouver en pharmacie).

 

MASSAGE DE POINTS D’ACUPUNCTURE

 

            Toujours se qui concerne la crampe des écrivains ou les crampes des mains : masser le point (du méridien du poumon (situé au creux du coude, à la face antérieure du bras, vers le bord externe) et le point 5 du triple réchauffeur (situé à la face dorsale de l’avant-bras à trois travers de doigts, au-dessus du pli du poignet), entre le cubitus et le radius.

            Les exemples de traitements donnés ici ne concernent que les crampes musculaires simples et, accessoirement, celle des écrivains. En dehors de cela, il faut traiter la cause, donc consulter afin que, grâce à des soins précoces, des lésions profondes, telle l’oblitération d’une artère, soient prévenues.

 

                                Philippe Limbert

 

                                                                             E.A.

 

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